Samedi 09 août 2008
UNE PETITE PENSÉE POSITIVE POUR MOI, S.V.P.
C'est finalement cette semaine, jeudi le 14 août 2008, que je vais me retrouver sur la table d'opération à l'Hôtel Dieu de Québec, pour possiblement tout changer ma hanche artificielle et pour greffer des os etc. Je vous remercie, chers amis lecteurs et lectrices de ma page personnelle, d'avoir alors une bonne pensée pour moi. Je recevrai probablement une force nouvelle, ce matin-là, mais pour l'instant, je ressens bien davantage du track. Quoique j'ai rencontré il y a deux semaines, toute l'équipe de l'accueil de l'U.S.A. de cet hôpital, et je vous assure que je me suis sentie rassurée et entourée par des gens très humains et professionnels. Je serai entre bonnes mains, et au bout de 8 jours, j'entrerai chez-moi pour un mois complet en marchant avec une marchette et en restant à la maison pour ce temps de convalescence. Ensuite, je me fixe le but de me rendre au Café Suprême du coin, siroter un délicieux café. La convalescence dure environ 3 à 5 mois au total. Je vous souhaite une bonne journée à tous, et merci encore une fois pour la pensée positive que vous m'enverrez jeudi le 14 août 2008. Patricia Turcotte © Le 09 août 2008Chiffon | 2008-08-09 14:37:30
Mardi 29 juillet 2008
VIVRE EN COLOCATAIRES, POURQUOI PAS ?
Je propose une solution pour que bien des personnes quittent les rangs de la pauvreté financière et de la solitude : vivre en colocataires ! VIVRE EN COLOCATAIRES POUR SORTIR DE LA PAUVRETÉ ET DE LA SOLITUDE Il y a trop de personnes qui habitent seules dans un appartement à prix trop élevé, compte tenu de leurs revenus. Et, ces femmes et ces hommes ressentent souvent une importante solitude. Je propose donc une solution à cette aberrante situation : apprendre à se réorganiser avant de se faire organiser ! Pourquoi ne pas envisager de partager notre loyer avec une personne bien sélectionnée, pour une période d’un mois ou deux, pour ensuite s’engager à signer le bail. La plupart des personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté comme indiqué plus haut, peuvent du jour au lendemain, voir leur situation financière changer complètement pour le mieux, et leur vie améliorer de beaucoup. Sans compter que sortir de la pauvreté, de l’isolement et de la solitude est un bienfait pour le moral. Tant de femmes et d’hommes ayant des tas de diplômes, ne peuvent pas se retrouver du travail, pour des raisons de santé, dans bien des cas. Ce n’est pas parce qu’une personne a fait un infartuc, par exemple, ou vit continuellement avec de la douleur ou de la fatigue chronique, que celle-ci ne peut pas vivre en colocataires. Je vois très bien deux femmes, un homme et une femme, ou deux hommes ayant des situations de santé et des conditions de vie ou des habitudes semblables, habités ensemble ; tout cela même si ces gens ont des limitations physiques ou intellectuelles similaires. Pourqquoi ne pas songer à partager les frais d’un même loyer et vous faciliter la vie ? Et, pourquoi ne pas envisager à faire des nouveaux loisirs à deux ! Comme c’est plus agréable de se rendre chez le médecin ou à l’hôpital, en compagnie de votre nouveau colocataire, plutôt que de toujours être isoler ! Il est aussi très important de se réserver des périodes de solitude et de repos, pour respecter les limites de chaque personne impliquées dans cette nouvelle façon de vivre. Ce n’est pas parce que vous avez expérimentez un ou deux candidats qui ne correspondaient pas vraiment à votre façon de vivre, qu’il faut abandonner la partie ! On continue ses recherches jusqu’à ce que la bonne personne se présente à nous, au moment où on ne s’y attends le moins. Je fais même partie de ces gens qui doivent espérer voir leurs vies s’améliorer, grâce à la solution de la cohabitation à deux ou avec un couple du même âge, si possible. Pourquoi ne pas envisager aussi de prendre comme colocataires, un couple de personnes âgées, encore autonomes pour habiter en loyer ? Ou encore, pourquoi une femme monoparentale ne pourrait-elle pas vivre avec une autre femme avec un enfant, et s’entraider ensemble ? Bien sûr, il faut y mettre de la bonne volonté pour laisser derrière nous, notre vie bien rangée, nos habitudes de célibataires endurcis etc. Pourquoi tant de pauvreté financière et de tristesse à endurer dans la solitude et la pauvreté continuelle ? Trop de nos aînés s’en vont dans des habitations pour gens âgés, alors qu’ils pourraient vivre en loyer avec une dame sérieuse ou un monsieur engagé. La plupart de nous, n’osons pas sortir de nos tanières, parce que nous sommes gênés de nos limites en santé ; alors que deux ou trois personnes ayant les mêmes barrières, remplissent les rangs des CLSC, pour trouver des solutions à leurs problèmes de logement, de solitude ou de détresse psychologique. J’ose espérer que le Gouvernement encourage ces solutions pour les personnes qui vont s’engager dans cette nouvelle voie, et qui bien souvent, vivent de l’assistance sociale ou des rentes d’invalidité ou de retraite. Quant une période de maladie temporaire ou prolongée frappe à la porte d’une de ces personnes vivant en colocataire ; celle-ci n’aura pas besoin d’engorger les CLSC, les hôpitaux, la liste allongée des habitations à prix modiques, d’ailleurs très limitée, ou les CHSLD pour recevoir un petit coup de main ; puisqu’elles pourront compter sur le soutien de leurs nouveaux arrivés. Et dans l’impossibilité à cette personne de venir en aide à son colocataire, là, la solution d’aide gouvernementale ou de charité publique sera nécessaire ! Voilà une façon de désengorger le système tout en s’engageant dans une voie nouvelle. Bonne route pour les gens intéressés à vivre en colocataires ! Patricia Turcotte © Le 29 juillet 2008Chiffon | 2008-07-29 18:19:20
Vendredi 11 juillet 2008
TRAVAILLER JUSQU'AU BOUT, MAIS À QUEL PRIX ?
Il peut arriver dans la vie d’une personne, de devoir quitter le marché du travail, et en finir avec son emploi de rêve : parfois pour des raisons de santé, et parfois pour d’autres raisons personnelles. Ce n’est pas facile quand à l’âge de 36 ans, on doit quitter ou prendre sa retraite forcée. Ce peut aussi être un beau défi à relever ! TRAVAILLER JUSQU’AU BOUT, MAIS À QUEL PRIX ? Parfois il vaut mieux faire son deuil de son travail, plutôt que de voir sa santé dépérir à chaque jour. Mais cela ne se décide pas en un tour de magie. Que c’est difficile de laisser l’emploi de rêve dans lequel on a souvent mis toutes nos énergies, notre temps, notre amour etc. L’acharnement à tout prix pour faire comme tout le monde : atteindre les sommets de la montagne et du prestige, ne vaut pas le prix de perdre votre santé physique ou mentale. Ne vous laissez pas piéger par le mirage les gens heureux, ne sont des professionnels. Ce grand mensonge est un mirage, une illusion tout simplement. Il est encore temps d’apprendre à nos adolescents et à nos jeunes adultes, que l’abus d’études comme les abus dans le monde du travail, sont souvent une fuite de la réalité. Cela peut être très sournois, de vous réveiller à l’âge de 50 ans, pour réaliser qu’une jeune fille, va prendre votre place très bientôt. Vous aurez beau avoir tous les syndicats et assurances pour vous défendrent ; la vérité minera vos énergies jusqu’à ce que vous décidiez par vous-même, de vous retirer du marché du travail, avant qu’il soit trop tard. Ayant abusée de mes forces, à poursuivre mes études par des cours du soir et de fins de semaine, des cours de correspondance, et ce, ajouté aux heures de travail, comme agent d’assurance-vie. Le 19 octobre 1981 a été le jour, où un banal accident de la route au travail, m’a fait prendre conscience de ralentir mon rythme de croisière. À mon grand désespoir, ce fut le début de la diminution rapide de mes revenus. Les douleurs au dos, reconnues et diagnostiquées comme des séquelles de cet accident de travail, on a reconnu que ces malaises s’avéraient plutôt banales mais bizarres. J’étais bien la seule à croire, qu’elles s’annonceraient un jour plutôt bizarres, que banales. Mes convictions ne m’ont jamais lâchées ; personne n’a réussi à voir mon nom comme la meilleure vendeuse du mois, par la suite. Au contraire, mon employeur m’a écrit à l’époque, une lettre de références, mentionnant que j’étais une excellente vendeuse, pendant quelques années seulement, jusqu’à ce que survienne un accident de la route en 1981. Comment se retrouver un emploi avec une lettre de référence, aussi réaliste que défaitiste et surprenante ? Parce qu’en plus des études au quotidien et d’un travail au public, j’avais des rôles à jouer ; je les prenais très au sérieux, en donnant le meilleur de moi-même : maman d’un sympathique garçon, épouse à temps plein, femmes d’affaires sur le marché du travail, études au Cégep et à l’Université, cours universitaire par correspondances, pour terminer mon diplôme comme courtier d’assureur-vie agréé. Mon rêve a pris fin ! Depuis cet accident de la route, les douleurs au dos se pointent le bout du nez, chaque lever de soleil jusqu’à l’heure du dodo ; pour me réveiller plusieurs fois par nuit. Les moindres petites tâches à accomplir semblaient devenaient un lourd fardeau sur mes épaules. Puisque lors du règlement avec les assurances du travail, on m’avait assurée qu’il n’y avait aucune limitation fonctionnelle, je me suis dépêchée de retourner au travail, plutôt que de me battre comme une madone dans l’eau bénite, à faire croire aux grands de ce monde médical et bureaucratique des assurances du travail, que je souffrais terriblement, sans que cela ne paraisse au premier coup d’œil. Ce n’est qu’en l’an 2002 que j’ai appris que j’avais bien des limitations fonctionnelles depuis cet accident de travail de 1981. Même que j’ai été reconnue enfin, comme une personne handicapée physique depuis cet accident de la route au travail en 1981 ; là où je vois un point positif, c’est que je démontrais que je n’étais pas une malade imaginaire ; mais bien une personne atteinte dans son corps, bien avant d’être atteinte dans mon cerveau. Les évènements ont pris le dessus sur ma volonté de continuer à travailler. Ce n’est qu’à l’automne 1992, que j’ai été forcée par la vie, de démissionner pour de bon, du marché du travail. Par la suite, j’ai essayé de me faire à croire que je pourrais faire un autre bout de chemin à temps partiel, mais à peine perdu : ce fut un autre mirage. Voici brièvement le contenu de cette dernière journée de travail, dans la vente d’assurances-vie sur la route : Ce dernier jour sur le marché du travail s’est terminé par un deuxième accident de voiture. Malheureusement, aucun rapport médical ne fut envoyé aux assurances. Étant donné que j’avais subit un choc nerveux, pour la première fois de toute ma vie, en plus des importantes douleurs dans les jambes, j’avais complètement enfoui cet accident, dans ma mémoire. On a soulevé cet accident, qu’en l’an 2000. Je ne me souvenais de rien, jusqu’à ce que je retrouve peu à peu, la mémoire de cet accident, peu banale. En faisant sortir mes documents médicaux, et le rapport de police, je constatais avoir vraiment eu un accident à tel endroit ; un peu plus, et on retrouvait mon corps et ma voiture, dans la rivière chaudière. Une impression vague que la pédale à gaz s’était enfoncée au fond ; je me rappelle avoir tourné rapidement vers le centre d’achat sur la première avenue, à Saint Georges de Beauce. Si j’avais tourné vers la droite, je me dirigeais droit vers la rivière. Une catastrophe serait sûrement survenue. Il n’y a vraiment eu, aucune attention de porter pour mes allégations de douleurs dans les deux jambes. Et, quel ne fut pas mon étonnement de réaliser réellement, qu’aucun rapport médical, ne fut envoyé aux assurances. Pourtant, ma voiture achetée neuve, cinq ans auparavant, fut complètement mise à la cour des autos complètement finies. Comment se fait-il que parce qu’une personne subisse un choc nerveux, que l’on ne prenne pas au sérieux, les douleurs physiques ? Pourtant, les 4 pneus étaient complètement entrés dans le fond de la voiture ; tout comme je ressentais que mes jambes étaient enfoncées dans le bas de mon dos. Quelle douleur atroce je ressentais sans être prise au sérieux, encore une fois ! Ce n’est pas banal qu’une radiographie que l’on me dit encore « normale », soit reconnue par un spécialiste, ayant une évidente fracture au bassin. Non je ne me suis jamais lamentée pour rien, croyez-moi ! Quant une personne a été touchée par la santé mentale, il est beaucoup plus difficile de croire que des problèmes d’ordres physiques peuvent s’avérer réels et même très importants. C’est un préjugé que je soulève, puisque je l’ai souvent côtoyé. Quant mon médecin traitant était convaincue que je souffrais de fibromyalgie en plus des douleurs chroniques, le spécialiste auquel elle m’a référé, n’a pas voulu finaliser ce diagnostic malgré les multiples points douloureux qui auraient valu ce diagnostic de la fibromyalgie. A vrai dire, je traîne un diagnostic de moins, dans mon baluchon médical. La morale de mon histoire : Vaut mieux conserver sa santé ou du moins, ce qui en reste ; que de se tuer au travail. Il y a un temps pour apprendre à vivre bien, et ensuite, très bien, en ne faisant plus rien sur le marché du travail. Patricia Turcotte © Le 11 juillet 2008 P.-S. Je peux aujourd’hui écrire très sincèrement que je suis arrivée à être bien et à être très heureuse, sans être productive sur le marché du travail. Si vous lisez mes autres articles, vous verrez bien que je n’y suis pas arrivée avec de la magie.Chiffon | 2008-07-11 10:34:07
Dimanche 06 juillet 2008
MERCI POUR LA LIBÉRATION D'INGRID BÉTANCOURT
Comment ne pas prendre quelques lignes pour dire "Merci" de tout mon cœur, à toutes les personnes responsables de la libération de l'otage Franco Colombienne, Madame Ingrid Bétancourt. Merci Père-Noêl, ainsi qu'à vos milliers de petits lutins ! Je vois là un beau message d'espoir à travers le monde entier. Selon moi, le Ministre Colombien, Alvaro Uribe et son armée, ainsi que Nicolas Sarkozy de France, et tant d'autres gens responsable de la libération d'Ingrid Bétancourt; Tous seront vus d'un œil nouveau de la part de toutes les personnes, de tous les pays, suite à ce merveilleux geste humanitaire. Milles mercis ! Patricia Turcotte © Le 08 juillet 2008Chiffon | 2008-07-06 18:20:31
Jeudi 19 juin 2008
PRATIQUER L'ART D'ÊTRE HEUREUX , ET NE RIEN FAIRE
Quant les gens me demandent:" Patricia, que fais-tu de bon ces temps-ci ?" Je réponds la vérité: "Depuis plusieurs années, je pratique l'art d'être heureuse, en ne faisant rien et en n'ayant à peu près rien de matériel en valeur. Je ne parle pas de la paresse ou de l'oisiveté là, mais de ne pas tout centrer sur le faire ou sur l'avoir de la personne". Je ne manque de rien qui est essentiel ! Bien sûr, j'aimerais bien prendre un bon bain chaud chaque soir comme dans le passé, ou une douche par jour en été. Malheureusement, je dois faire comme dans le bon vieux-temps, et me laver à la main, autant le matin que le soir. Et si je prends le risque de prendre un bain relaxant, c'est avec grand risque de tomber ou de ne pas me relever. Comme je ne peux me payer de bracelet pour alerte en cas d'accident, je place mon nouveau téléphone sans fil près de la baignoire. C'est une générosité de ma grande sœur que je remercie de tout mon cœur. A part mon loisir de l'écriture, je pratique la marche à l'extérieur aussi souvent que cela est possible. Ces temps-ci, je ne sors pas beaucoup, vu ma hanche brisée. Ah oui ! En passant, je vous informe que je serai opérée bientôt à l'Hôtel Dieu de Québec, en date du 14 août 08, pour faire changer ma prothèse de hanche gauche qui est brisée; et je saurai si une tumeur aux os, sera bénigne ou maligne. Je suis prête à tout; même au grand voyage pour le monde invisible. Mais j'aimerai bien demeurer encore sur terre, pour écrire tant de choses, aimer et être aimer. Qui vivra, verra ! J'adore les loisirs indiqués sur ma fiche, mais je ne peux pour l'instant que de les réaliser par les rêves; vu ma situation financière en dessous du seuil de la pauvreté. Je peux maintenant le dire sincèrement: j'arrive à être bien et heureuse pareil, à travers cela. Mais je n'y suis pas arrivée facilement car j'ai dû passer par le désespoir avant d'y parvenir. La morale de l'histoire : Pour être bien dans sa peau et dans son cœur, pour vivre heureux: ce n'est pas d'AVOIR pleins de choses matérielles: une spacieuse maison avec un spa, une piscine creusée, un ou deux autos dans la cour, un compte en caisse garni aux as, un amoureux ou un conjoint, un travail bien en vue et bien gradé etc. Pour être heureux, on n'a pas besoin de FAIRE pleins de loisirs sans arrêt: ni même d'être en excellente santé sans cesse; faire de la bicyclette, du ski, du bateau l'été en compagnie de copains avec bières, vins, champagnes, cigarettes, argent et sorties chaque soir; faire l'amour avec pleins de partenaires différents, d'avoir un agenda rempli à craquer, de vivre des sorties excentriques sans arrêt, d'avoir des centaines d'amis (es), ou d'amants ou maîtresses etc. Pratiquer l'art d'ÊTRE heureux, essayer d'être satisfait de ce que l'on a; de ce que l'on fait, et surtout, ce de que l'on est. C'est aussi espérer et se préparer pour le meilleur, en sachant accueillir le pire. C'est un beau défi à relever si une personne veut changer de vie, pour une vie meilleure, plus simple et plus heureuse. Je fais mon possible et je laisse l'impossible à la Vie. Je suis heureuse malgré les adversités de la vie, et je suis comme ça, c'est tout. On m'aime ou on m'aime pas. Cela ne m'empêchera pas un bon matin d'avoir pleins de choses, de faire davantage de choses et d'être heureuse quand même. A mon avis, on n'a pas le droit de se laisser bercer dans la pauvreté et dans la maladie. Il faut absolument tout faire pour s'en sortir; sauf que si rien ne fonctionne, il est important d'accepter son sort, mais sans s'y résigner. Je suis sûre que tout peut même changer et s’améliorer au moment où je ne m’y en attends le moins ! Tant mieux si je peux vivre dans l’abondance, mais en autant que je puisse continuer d’écrire et de partager etc ; je serai aussi très heureuse de ces changements que je visent à travers cet art d’être heureuse au quotidien, en ne faisant presque rien, ou l’essentiel. Et ce n’est pas par paresse que je vis comme cela, mais la vie m’a conduit jusque là, c’est tout ! Ma santé ne me permet que le minimum de choses à faire chaque jour, et quand je ferme les livres le soir, je dis "Merci" à la vie et je suis bien dans ma conscience, parce que j'ai accompli le meilleur de ce que ma condition me permet de faire. AVOIR PEU DE BIENS MATÉRIELS... FAIRE PEU DE CHOSES... MAIS PRATIQUER L'ART D'ÊTRE BIEN DANS SA PEAU ET HEUREUSE AU QUOTIDIEN, EST UN DÉFI À RELEVER POUR UNE PERSONNE QUI VEUT GOÛTER À LA PAIX ET À LA JOIE INTÉRIEURES... Patricia Turcotte © Le 08 juillet 2008Chiffon | 2008-06-19 02:00:56
Vendredi 30 mai 2008
BRISER LA CHAÎNE DU SUICIDE: DEUXIÈME PARTIE.
COMMENT J’AI REMONTÉ LA PENTE PEU À PEU Je restais bien malgré moi, une cliente fidèle de la médecine traditionnelle; vu que je ne pouvais me payer des soins en médecine douce ou naturelle; et une adepte soumise à l’autorité religieuse catholique, et ce, après être aller voir sagement toutes ou presque, les autres religions ou sectes; histoire de comparer, de vérifier si mon esprit critique revenait à la normale...oui ! Alors, je ne renie pas ma religion catholique, mais j'aurais des choses super ec énormément de persévérance, je tenais mon bras en l'air en tenant mon poignet mou comme les gens qui font un ACV; et j'essayais de le retenir. Un bon matin après 5-6 jours de pratique, mon poignet a tenu en l'air. Même mon physiothérapeute ne le croyait pas tant qu'il ne l'avait pas constaté de ses propres yeux: "Vite à la physiothérapie, on va ajouter d'autres séances de soins pour le renforcir davantage". Et je demandais à mon petit frère André de l'oratoire Saint Joseph, de faire son bout de chemin, bien entendu ! La plus grande blessure n’était pas visible à l’œil nu : la peine infligée aux être chers avait hélas, éveillé dans leurs cœurs l’ancienne blessure du suicide de mon frère Serge. Dans plusieurs familles, il y a un mouton noir qui a sombré dans la maladie mentale. C'est pas évident lorsque des personnes sont misent au rancart ou au banc des accusés par des proches. J'ai connu les deux côtés de la médaille. Alors, j'ai mis plus de cinq ans à faire mon deuil des personnes qui ont choisi de trottoir en me voyant. La vie est un miroir après tout ! Croyez-moi, c'est pas facile de faire le deuil d'êtres chers, exactement comme s'ils étaient décédés, mais cela est la solution idéale pour cesser de souffrir. J'ai opté pour la libération complète de ces êtres aimés. Je leur souhaite bonne route et je continue la mienne. Un message pour les personnes touchées par la maladie de l'esprit ou de l'âme, essayez de vous détachez des gens qui se moquent de vous, ou même, des personnes de votre famille qui vous rejettent complètement; faites ce deuil, et vous commencerez un pas vers la guérison. Ceux qui disent que vous ne pouvez guérir, envoyez-les paîtrent dans les champs; ils sont dans l'erreur, même s'ils sont bourrés de diplômes après leurs murs. La preuve non scientifique: il paraît que Jésus de Nazareth aurait parlé de guérison, pas de maladie à vie, de remèdes à vie. Je ne prend plus de remède pour la santé mentale depuis 9 ans, alors que je devais les prendrent à vie. J'arrive à écrire alors qu'on m'avait classée finie à vie pour le boulot. Suivre les conseils des médecins, mais cherchez d'autres solutions là où vous le pouvez ! Il y a partout des réunions et des thérapies de toutes sortes, souvent gratuites et excellentes etc. Pour revenir aux grands détachements et éloignements des personnes de votre famille, rien ne se vit dans la facilité, d'accord ! Que c'est triste d'abandonner les siens à cause qu'ils n'ont pas mal au foi, au dos, au reins; mais à l'âme. Vaut mieux respecter leurs limites et leurs pauvretés, tout comme vous devez vous respecter dans vos limites; tout comme chacun de nous aime bien être respecter, quand frappe la maladie mentale autant que la maladie physique. DEMANDE DE L’AIDE J’optais à contrecœur pour ajouter de l’eau à mon vin, suite à cette tentative de suicide. Aux soins intensifs de l’hôpital, je plaçais ma foi au premier rang de mes valeurs, suivie par des pas d’actions qui germaient à petits pas, dans mon cœur et dans mon corps, souffrants. Je consentais à reprendre fidèlement, la médication prescrite du Docteur Prud'homme", mais avec une vigilance assurée. Mon implication régulière à une fraternité du mode de vie des douze étapes, mis en place pour les personnes émotives, m’apportait une chance de plus, à la guérison et au traitement médical. S'il n'y a pas près de chez-vous, des réunions pour les émotifs anonymes, allez donc aux réunions des A.A. ou E.A. ou autres groupes qui vont vous accueillir; mais un secret de la caramilk: Tout est bon en autant qu'on puisse s'en sortir librement et facilement; sinon, vous êtes pris dans une secte ou semblable, mais déguisée. PIRE QUE D'ÊTRE POUSSER À S’ENLEVER LA VIE Quelle idée farfelue; je préfère prendre toute la responsabilité de ce geste, et redonner aux facteurs qui m'ont conduit, peu importe d'oû, de qui ou de quoi ils venaient. Tout est mieux ainsi ! Est-ce que les gens qui m’ont facilement jugée après ce geste de découragement, savaient que le Dr Prud’homme avait essayé de me harceler à révéler ce que je ne savais même pas... comment je ferais pour me suicider une deuxième fois ? Je lui disais sincèrement qu’il n’y aura plus jamais pour moi, une deuxième tentative de suicide, car j’avais compris trop de choses et j’aime la vie de tout mon cœur etc. Hélas, il insistait de plus belle, comme s'il aurait pratiqué à mon insu, l'hypnose. Je lui répétais sans arrêt que je ne pensais plus du tout au suicide. « Non, dit-il, tu vas me dire comment tu te reprendrais ? » Il ne m'a pas lâchée tant que je n'ai pas forcé pour voir comment je referais si je devrais penser au suicide à nouveau. Quelle torture mentale! On parle bien gros des dossiers de graves tortures physiques, mais on ne parle jamais ou presque, des graves erreurs causés sur l'esprit ou l'âme du patient; ce qui est tout aussi important selon moi. Les plus grandes blessures chez une personne humaines, ne ne voient pas toujours avec les yeux humains; notre société va changer quand chaque personne va commencer à se tenir debout comme on a une colonne vertébrale, c'est qu'il faut bien se lever debout quant on le peut. Mais, dans la santé mentale, on est si affaiblie et souvent sans libre-arbitre qu'on nous a écrasé etc. C'est pas facile de dénoncer ces abus de pouvoir qu'on ne peut prouver vu que la science ne tient plus compte de la dimension la plus importante de la personne humaine. On soigne le corps physique oui, mais la santé mentale doit avancer encore beaucoup avant que tout s'améliorer; mais cela va arriver avec des petits pas, lentement mais sûrement. On le voit encore cette semaine aux médias: abus d'une dame forcée d'être enfermée des heures de force. C'est beau de voir ce groupe de lever debout pour parler, raconter ces horreurs: on ne doit plus aller seul devant ce monde trop fort pour une personne seule. On risque de sombrer dans la folie et ne plus en revenir à moins d'un coup de chance ! Je sais de quoi je parle, puisque je l'ai vécu de 1984 à 1990 avant de sombrer dans la maladie mentale, la faillite financière etc. DU GRAND MÉNAGE À FAIRE DANS MA VIE PERSONNELLE, OUI; ET DANS LA SOCIÉTÉ, EST-CE QU'IL Y EN A DU GRAND MÉNAGE À FAIRE ? ET AU GOUVERNEMENT ? La route de mon grand ménage était en marche depuis la fin d'avril 1993, même aux soins intensifs. J'y allais lentement mais sûrement, croyez-moi ! MES PAS DANS L'ACTION: Quitter les rangs de la religion catholique, du côté sectaire seulement, me semblait au dessus de mes forces, malgré mes sincères intentions de retrouver ma véritable indépendance d’autrefois, et mon esprit critique constructif en religion comme en toute situation. J'y suis arrivée avec énormément d'aide; pendant quelques années, j'ai mis de côté toutes les personnes trop prises avec les histoires de religions, même catholique; que je ne reniais pas, mais dont je me tassais un brin, histoire d'épaissir ma carapace, de me renforcir, mais surtout, de retrouver mon libre arbitre et mon esprit critique constructif. Ce pèlerinage unique dans nos institutions démocratiques, me laisse un goût amer au cœur, et un désir sans artifice de changer des choses, dans ma vie d’abord. Prisonnière de mon silence et de mes raz de marée émotionnels, aucun mot du dictionnaire ne parvient à raconter, les sentiments de honte, de peur et d’impuissance, qui trop longtemps ont possédé mon âme. Tous les moindres sentiments et émotions qui logeaient dans mon jardin intérieur, ont été scrutés au peigne fin, par les élites médicales et religieuses. Prendre une pilule pour ci, une autre pilule pour ça, analyser mes pensées des années en arrière etc ; comme si chaque douleur pouvait s’envoler avec une petite pilule, comme par magie. Mon plus grand souhait : recevoir l’aide véritable pour découvrir la véritable cause de ces douleurs physiques non diagnostiquées encore, selon ma vision de simple patiente très patiente, du système de santé. Quand les puissants remèdes n'arrivent même plus à soulager les malaises, c'est qu'il y a quelque chose d'anormal physiquement; il faut chercher jusqu'à ce que l'on découvre le pot aux roses. Et, c'était normal et humain; personne n'avait encore découvert ce qui arriverait seulement en août 1997: découvrir sur une simple radiographie que ma hanche gauche était complètement égrenée et la boule de la hanche, pourrie complètement. Trouver le bon diagnostic suite à cet opération d'août 1997 ne fut découvert qu'en l'an 2000 et le bon remède pour soulager la douleur insoutenable a enfin été découvert par le super bon et professionnel Docteur Spécial. ( Tiens, je vais le nommer le Dr Spécial). "Merci de tout mon cœur, Dr Spécial, vous avez changé ma vie, et grâce à votre bonté, votre patience et votre professionnalisme, ma vie est redevenue joyeuse. Même si on a trouvé des graves problèmes de santé physiques, au moins, je me console en me disant qu'on a aussi trouvé les bons remèdes.....en attendant hélas, les soins palliatifs, je suis heureuse d'être à vos côtés à l'occasion, pour un suivi de soins conservateurs. J'ai aussi repris confiance en la médecine traditionnelle, en la religion traditionnelle; mais avec un esprit ouvert et critique constructif. Mes prières s’élevaient vers le Ciel, pour recevoir une écoute attentive, compatissante et détachée. Ces souhaits furent exaucés vers l'an 2000, comme je l'indique plus haut. PARLE MOI DE TA SOUFFRANCE Ce n’est pas seulement de l’argent qui manque dans notre système de santé et dans le système de justice; mais de meilleurs rapports humains en premier lieu; ainsi qu'une écoute plus attentive de la personne citoyenne et surtout quant elle devient plus vulnérable. Qui a vraiment perdu contact avec la réalité ? Moi seulement ou la société, le Gouvernement comme l'état, ainsi que chaque citoyen du peuple ? La simple phrase : "Parle-moi de ta souffrance", aurait suffit pour apaiser l’anxiété qui se transformait de plus en plus en crise de panique. Quelles douces mélodies réconfortantes aurais-je pu entendre lors de mes nombreuses visites médicales ! Mon partage romancé deviendrait une autopsie de ma tentative de suicide si je pouvais tout raconter; mais cela demandera du soutien moral. Je réussis à pianoter ces mots sur le clavier de l’ordinateur, afin de partager avec toi, une partie dramatique mais qui finira bien par devenir constructive, de mon passé. Ce terrorisant diagnostic de la skyzophrénie de type paranoïde, fut mis sur ma tête comme une tranchante épée Damoclès, un mois avant mon geste de désespoir. Un peu d'humour noir m'aide parfois à guérir des anciennes blessures: AH MISÈRE ! AH MALHEUR! (Tel qu’il a été mentionné dans les Écritures saintes, le signe de la bête noire 666 s’inscrivait définitivement non seulement dans un ridicule rapport médical daté du 30 mars 1993, mais aussi à mon dossier ouvert à la Compagnie d’assurance gouvernementale 121666077 ). Ce fut l’époque la plus sombre de mon histoire, c’est-à-dire, "l’apocalypse dans ma propre vie". Seul l'humour a pu m'aider à ne pas chavirer quand j'ai vu que ce diagnostic était inscrit dans le site internet du Tribunal de la Commission des Lésions Professionnelles du Québec en date du 23 août 2002 ( CLP). Mon rêve paraissait difficile à atteindre : me payer des soins de santé naturels, tels l’ostéopathie, la naturopathie, les massages musculaires, les suppléments alimentaires, etc. Combiné avec la médecine traditionnelle et à un spécialiste de la foi ayant un esprit ouvert, mon rêve se transformerait-il un jour, en réalité ? Cela n'est pas près de se produire, car on parle de la médecine au privé au lieu que la médecine au public prenne en amis, la médecine douce, la psychiatrie au naturel du côté spirituel, et parfois, parapsychologie dans les cas plus lourds, comme les personnes qui ont vécu des prières d'exorcistes par les prêtres etc. La médecine, la psychiatrie, et la religion et la foi et la spiritualité des connaisseurs, doivent de regrouper, sinon, rien n'ira mieux, j'en suis convaincue. Pas toujours mais bien souvent, je me sentais traitée comme une vieille voiture en pièces détachées : voilà comment je me sentais dans ce système de santé et de justice, établi au Québec. C'est parce que les douleurs, parfois qui rendent fou, étaient parfois au rendez-vous ! Transformer mes attitudes, changer ma passivité en actions concrètes et révolutionnaires, croire à nouveau, en mes buts et à mes rêves, advienne que pourra et envers et contre tous, matérialisait mon choix préféré, pour sortir définitivement de cet enfer. La confiance en moi, l’estime de moi et ma dignité humaine se pointaient à nouveau, le bout du nez. À ma grande surprise, on m’invite à témoigner à une réunion pour les gens émotifs. Partager mes expériences devant un groupe me donnait un trac incroyable. Ainsi, je mettais en pratique mes nouvelles décisions. Ce fut un nouveau départ. Cette nouvelle implication sociale s’avérait utile, nécessaire et surtout, thérapeutique. Des personnes en détresse venaient à ma rencontre. Leurs yeux brillaient d’une espérance nouvelle de constater qu’ils n’étaient plus seuls dans leurs souffrances. Les pires obstacles en apparence, insurmontables, se dépassaient mieux, avec le soutien des autres. Je ne me sentais plus seule, pour la première fois de ma vie. Le vide intérieur était une illusion. À l’intérieur de mon être, il n’y a jamais eu de vide. Au contraire, mon cœur déborde tellement, la présence intime se faisait proche. Mon cœur d’enfant s’éveillait et s’émerveillait à nouveau, comme dans mon enfance. Tous mes efforts seraient un jour ou l’autre, récompensés. J’entrevoyais une lumière au bout du sombre tunnel. Je pressentais qu’un jour ou l’autre, je sortirais réellement de l’ombre. LASSE D’ÊTRE ISOLÉE DANS CETTE SOUFFRANCE En mars 1994, ce fut la période où je débutais mes écrits libérateurs dans mon journal intime. Je récoltais lentement les fruits doux ou amers, de ma persévérance. Cela ne m’empêchait pas de vivre encore quelques bonnes culbutes, en milieu hospitalier. La ténacité des douleurs physiques et morales semblait se renforcer. À vrai dire, je ne pouvais plus faire d’autres voyages aux enfers, sans Dieu ni Diable. La solitude pesait lourd sur mes épaules encore fatiguées. Le mystérieux et insupportable mal de dos m’affaiblissait encore, malgré mes bonnes intentions. L’infirmière responsable établit un plan d’intervention, lors d’une autre hospitalisation en santé mentale causée par ces douleurs au dos : " Troubles de comportement (multiples problèmes physiques). Diminueront ses plaintes physiques en communiquant ses émotions. L’encourager à exprimer ses besoins réels. Etc." J’ajoute encore mon point de vue, en tant que personne humaine qui criait sa détresse et sa souffrance au meilleur de mes connaissances, mais surtout selon mes faibles capacités : le plus grand besoin, exprimé au corps médical, fut celui d’exprimer ma soif de vivre, et ce, à deux reprises, soit en janvier et avril 1993; lorsque je me suis rendue à l’hôpital pour éviter la tentative de suicide. Ensuite, j’exprimais mes besoins en soulignant les douleurs tenaces et insoutenables; je ne pouvais faire autrement, je vivais l’enfer tellement cela était douloureux. Mais, on ne me croyait pas…..depuis janvier 1982; depuis que le Dr Sanscoeur de l’hôpital à qui j'avais porté une plainte non retenue, a fait un rapport dans lequel il indiquait que je faisais ces jérémiades, pour être payer par l’assurance etc. Depuis de jour-là, on ne cherchait plus les raisons de ces douleurs; on me prenait pour une malade imaginaire, une folle qui s’inventait des histoires. VOIR LE CÔTÉ POSITIF DANS LE NÉGATIF: Pour ce qui concernent le Docteur Sancoeur de l'hôpital à qui j'ai porté plainte; je vous assure que ce Docteur m'a sauvé de la chaise roulante. Je ne l'ai reconnue que des années plus tard. Il me disait à l'hôpital de ne jamais arrêter de prendre des marches à l'extérieur, si je voulais conserver mes jambes. Ainsi, j'ai pu lui accorder un vrai pardon très sincèrement. Cela ne veut pas dire que je n'ai pas droit et devoir de dénoncer des abus semblables à ce que j'ai vécu, comme tant d'autres. Sinon, il faudrait abolir toutes les bureaucraties des plaintes; parfois ce serait peut-être mieux de même; je ne sais plus. C'est pas ma job de décider de cela. J'ai tourné la page sur tous ces évènements, sauf d'en parler un brin ici seulement, pour du positif enfin. Le Docteur Sanscoeur a tout de même, sûrement un peu de cœur: il m'a éveillé à continuer les marches. Et bien Merci à vous Docteur Sanscoeur avec un brin de cœur ! Retourner à une réunion des personnes émotives s’avérait prioritaire, pour lâcher prise à nouveau. Refaire encore et encore ma première étape. De plus en plus, je prenais contact avec mon côté autodidacte et artistique. L’humour s’éveillait à nouveau dans mon cœur. Si bien que je surnommais parfois ce mode de vie des douze étapes : le mode de vie des douze travaux d’Obélix. VANITÉ, TOUT N’EST QUE VANITÉ J’opte vers l’automne 1991, pour apporter ma contribution à la société en essayant de m’impliquer dans la communauté par un peu de bénévolat. Mon attirance naturelle se dirigeait vers un organisme venant en aide aux mourants et aussi vers un organisme qui servait la soupe populaire aux gens défavorisés de la région. Malgré mes bonnes intentions, je ne peux poursuivre mes projets, si minimes soient-ils. Mon épuisement physique et moral devient plus qu’évident, pour ceux qui voient avec les yeux du cœur. Trop orgueilleuse pour m’en rendre compte, c’est à travers une lettre de mon accompagnateur ou de mon mentor, c’est-à-dire mon vieux sage, que je prends connaissance de mon premier signal d’alarme. Une toute petite phrase de sa part m’ouvre alors les yeux : « Vanité, tout n’est que vanité ». Habitée par un sentiment de gêne et de honte, je me présente plutôt à ces organismes de charité pour recevoir la nourriture et les vêtements. Pour l’accompagnement aux mourants, il y a plus de chance que ce soit moi, qui reçoive cet aide, dans les années à venir. De toute ma vie, je ne m’étais jamais sentie aussi nulle, pour ne pas dire deux fois nulles. En réalité, j’étais devenue une itinérante déguisée en assistée sociale habitant un minime logement. Tous les nombreux déménagements répétitifs m’appauvrissaient davantage même s’ils me procuraient l’apparence d’une vie normale aux yeux des autres. Depuis ma faillite de mars 1990, je n’ai plus accès à aucune forme de crédit dans les institutions financières, même si je suis libérée de cette faillite depuis 1998. Même lorsque j'ai travaillé à temps partiel pendant 4 ans, on me refusait toujours ces demandes de crédit. Si je voulais obtenir cet aide financière, c'était seulement pour cesser de voir mon compte en bas de zéro à la fin du mois, pour payer des frais supplémentaires. Mais, je comprenais les institutions financières de ne pas m'accorder de marge de crédit; je n'aurais possiblement pu remettre l'argent emprunté; finalement, c'était mieux ainsi. Mais je connaissais des personnes bien en vue, qui avaient déjà fait une faillite, et qui obtenait très facilement du crédit; mais ces gens faisaient partie de ce que l'on appelle: la haute classe de la société. Je parvenais à peine à remettre les minimes sommes d’argent empruntées à quelques amis, pour boucler les fins de mois. Des gens humains et généreux, m’apportait tout l’appui qu’ils pouvaient me donner. Je ne refusais jamais l’aide que je recevais, même avec énormément de gêne. Comment voulez-vous que je vienne à me sortir de la misère financière: plus de crédit. Plus de travail rémunérateur. AH MISÈRE...AH MALHEUR....Autant l’écrire, c’était presque une quête à la fin de chaque mois, pour arriver à me nourrir au plus strict minimum. Quant un imprévu se pointait le bout du nez, c’était la catastrophe. Je n’étais pas seule du tout à vivre dans la pauvreté; je voyais des femmes et des hommes vivant avec des enfants, qui vivaient des situations, bien pires que la mienne. Sortir de cette roue d’orgueil malsain était le premier pas à faire, si je voulais me sortir de cet enfer de la pauvreté et de la maladie. J’ai même retiré les valeurs de rachat de ma police d’assurance-vie pour subvenir à mes besoins essentiels, tout comme j’ai cancellé toute assurance responsabilité; jusqu’en l’an 2007. Quelle dégringolade pour moi qui était une ancienne courtière d’assurance-vie ! Voilà que j’étais à la retraite forcée. Je me sentais frustrée, choquée, révoltée et ahurie devant autant d’obstacles à surmonter. Lorsque le médecin me déclare invalide temporaire à l’automne 1992, je touche environ cent dollars de plus par mois. Lorsqu’il me déclare invalide permanente, en mars 1993, je touche un montant supplémentaire d’environ deux cents dollars. La confiance en moi baissait de jour en jour. L’estime de moi devenait à peu près inexistante. J’avais l’impression de devenir un fardeau pour les autres. Auparavant, je me réalisais surtout par mon travail; tous les œufs étaient mis dans le même panier. Comme si ma personne ne valait plus rien du tout. Comment peut-on descendre aussi bas, dans l’échelle de la dignité humaine et dans une société démocratique ? Au moment où je vous écris ces lignes, au 16 juin 2008, j'ai en poche $20. pour me rendre au 30 juin 08 et $2.00 en caisse en argent sonnant. Mais je me suis libérée de cette insécurité financière, sinon je chavirerais à nouveau. Je fais une épicerie au début du mois, comme bien des gens, et je me rends à un organisme pour les démunis, une fois par mois pour compléter ce qui me manque. Bah....vivons heureux, vivons niaiseux! Non non et non; Je crois encore que je vais m'en sortir: un rêve ou une réalité ? Qui vivra verra ! Au moins, j'aurais essayé. LASSE D’ÊTRE ISOLÉE DANS CETTE SOUFFRANCE En mars 1994, ce fut la période où je débutais mes écrits libérateurs dans mon journal intime. Je récoltais lentement les fruits doux ou amers, de ma persévérance. Cela ne m’empêchait pas de vivre encore quelques bonnes culbutes, en milieu hospitalier. La ténacité des douleurs physiques et morales semblait se renforcer. La solitude pesait lourd sur mes épaules encore fatiguées. Le mystérieux et insupportable mal de dos m’affaiblissait encore, malgré mes bonnes intentions. L’infirmière responsable établit un plan d’intervention, lors d’une autre hospitalisation en santé mentale causée par ces douleurs au dos : « Troubles de comportement (multiples problèmes physiques). Diminueront ses plaintes physiques en communiquant ses émotions.». COMMENT NE PAS CRIER CETTE DOULEUR INTOLÉRABLE ? TOI QUI A ÉCRIT CES DERNIÈRES LIGNES, QU’AURAIS-TU FAIS POUR NE PAS HURLER DE DOULEUR, AVEC UNE HANCHE POURRIE, ÉGRENÉE, EN PLUS DES PROBLÈMES AU DOS INSUPPORTABLES ? J’ajoute encore mon point de vue, en tant que personne humaine qui criait sa détresse et sa souffrance au meilleur de mes connaissances, mais surtout selon mes faibles capacités : le plus grand besoin, exprimé au corps médical, fut celui d’exprimer ma soif de vivre, et ce, à deux reprises, soit en janvier et avril 1993; lorsque je me suis rendue à l’hôpital pour éviter la tentative de suicide. Ensuite, j’exprimais mes besoins en soulignant les douleurs tenaces et insoutenables; je ne pouvais faire autrement, je vivais l’enfer tellement cela était douloureux. Mais, on ne me croyait pas, depuis janvier 1982; depuis que le Dr de l’hôpital à qui je me suis plains, a fait un rapport dans lequel, il indiquait que je faisais cela pour être payer par l’assurance etc. Depuis de jour-là, on ne cherchait plus les raisons de ces douleurs; on me prenait pour une malade imaginaire, une folle qui s’inventait des histoires. Finalement, c’est là que l’emmerdement a débuté dans ma vie. DEPUIS CE CHOC ÉMOTIF, TOUT EST PLUS DIFFICILE, MAIS JE VAIS ARRIVER UN JOUR, À MIEUX FONCTIONNER: J'AI TOUT EN MOI POUR M'EN SORTIR ! Depuis que j’avais connu ce choc émotif en octobre 1984, je n’étais plus la même personne au niveau de mes comportements. J’ai saboté quelques belles valeurs dans bien des domaines. J’ai suivi le conseil du médecin : consulter en psychologie au privé, vu que dans le public, ce serait trop long. En 1985, je me suis donc payée trois consultations avec un psychologue de la Beauce, en clinique privée : puisque je travaillais encore, c’était plus facile d’investir pour ma santé; d’autant plus qu’après trois consultations et un test, le psychologue me confirme que j’avais tout pour me diriger vers la psychiatrie : que je pouvais me sortir de n’importe quelle problème, en cherchant les solutions à l’intérieur de moi, et pas ailleurs. Cette découverte changerait radicalement mon existence, sans trop m’en rendre compte sur le moment. Quand je ressentais une grande impuissance face à un évènement bouleversant, je revenais à ces paroles vraiment encourageantes. Et, je trouvais en effets toutes les solutions. Il me fallait parfois écrire, partager avec une confidente ou un grand ami etc. Et hop-là ! Cela ne m’a pas empêché de faire des erreurs et des bêtises en cours de route. Je pourrais dire que c’était causé à cause des grandes douleurs physiques que la médecine de trouvait pas encore; mais personne ne me croyait alors; je revenais à la case départ. Tant et aussi longtemps que la science n’a pas trouvé le problème de ma hanche à enlever, je ne fonctionnais pas très bien. Par la suite, après l’opération de ma hanche enlevée pour une prothèse de hanche complète, tout a été mieux un temps très minime. Les douleurs au dos m’empêchaient toujours de bien fonctionner, et mes revenus au travail diminuaient de plus en plus, et d’années en années, jusqu’à me rendre à l’évidence en 1993, que ma vie dans le monde du travail, était terminé et bien finie. Puisque j’avais tout mis mes énergies au travail, je pris toute une culbute, de mars 90 à mars 93; et de mars 93 à avril 93, ce fut la tentative de suicide. Je venais d’apprendre que je souffrais du plus grave cancer en santé mentale et que je ne retravaillerais plus jamais. La goutte d’eau qui a fait débordée le vase, est le lien dont j’écrivais quelques pages auparavant. VA LÀ OU TE PORTE TON CŒUR Là, j’ai vécu la première étape du mode de vie en 12 étapes : Je réalisais avoir complètement perdu la maîtrise de ma vie, tout comme en octobre 1984, je revenais à cette première étape. À chaque jour, c’est à recommencer ou à continuer, à travers les rechutes de la vie. A compter de ma sortie du semi coma à l’hôpital, après ma tentative de suicide, j’ai repris fidèlement la médication du psychiatre Dr Prud’homme. Enfin, je plaçais ma chance sur ces remèdes, mais avec le mode de vie en plus, j’avais déjà deux chances de plus pour réussir, et me sortir de cette misère psychologique. Je n’acceptais pas de rester invalide à vie au niveau psychiatrique : et même si je prenais ma médication, je savais que je ne la prendrais pas pour toujours, contrairement à ce que l’on me disait. Pas que je suis mieux qu’une autre personne, mais j’y ai cri et cela s’est produit. Depuis mars 1999, je n’ai plus jamais repris de remède en santé mentale….pour aujourd’hui seulement ! D’accord, sur ce point, je fonctionne une journée à la fois, même dans mes réussites, et surtout, dans mes succès et réussites. Ce n’est pas les personnes qui sont soignées en santé mentale qui sont malades et dangereuses; ce sont les gens qui sont très malades et qui ne le savent pas, et qui ne prennent aucun remède ! Donc, si je peux faire tomber un jugement de plus, tant mieux ! Et je m’adresse aussi à tous les médias sur ce point important que je viens de mentionner, d’accord ! Parfois, je saute d’une année à une autre année, mais c’est seulement de même que je parviens à partager ces histoires difficiles du passé. De mon divorce à l'amiable en fin 1991 jusqu’à ma tentative de suicide, j’ai fait quelques bêtises : trop de religions dans ma vie, j’en ai écœurée du monde autour de moi. Quelques fréquentations de flirts dans les bars de rencontres. Trois ou quatre bonnes brosses à la bière dans ma vie, mais là n'était pas ma place; des recherches dans d'autres religions et sectes pour comparer etc; mais rien de tout cela ne me comblait de bonheur. Il fallait bien que je vive ces bouts de chemins pour remplacer un vide que je ressentais; et en même temps, cela devenait un bout de crise d'adolescence jamais vécue. Quand bien même j’aurais voulu fuir dans la boisson, ça été impossible, mon ami mon foi ne voulait pas; et la drogue non pas pour moi; Tant de sujets dont je reviendrai pour partager dans des chroniques ! La Vie avait d’autres chemins à me présenter. DANS LA MARE AUX GRENOUILLES DE OCTOBRE 1984 JUSQU’EN MARS 1990 : De 1984 à 1990, je me suis enfoncée dans une mare aux grenouilles : puisque je souffrais physiquement et que la médecine ne trouvait pas encore le vrai bobo sauf en 1997; y fallait que je crie cette douleur de quelque façon que ce soit. J'ai donc ajouté mon grain de sel personnalisé dans le grand dossier du droit administratif au Québec. J'ai radoté ce sujet à travers les médias pendant plus de cinq ans, en compagnie des associations de consommateurs et de l'équipe du Protecteur du Citoyen; ils ont poursuivi jusqu'au projet de loi de réforme du droit administratif au Québec, alors que de mon côté, je passais 10 ans dans le silence, la solitude, la maladie physique et mentale ajoutée, le faillite personnelle suite à ce débat de société où j'avais touché à trop gros pour une personne seule dans ce grand cirque de procédures administratives. Voilà que ma vie m'a conduit jusqu'ici, avec vous tous, à vous partager quelques expériences de vie. Chaque personne est une histoire sacrée, comme dit Monsieur Jean Vanier. J'espère que ce roman réalité aura au moins contribué légèrement à l'avancement de la grande cause sociale de la prévention du suicide. Ce n’est pas évident de raconter ces faits délicats du passé; c’est pourquoi je me suis dit: Tant qu’à n’avoir pas de travail depuis longtemps, ni même de bénévolat; pourquoi ne pas mettre la main à la pâte, dans ce dossier d'intérêt public, où je peux écrire sur ce que je connais et ce que j'ai vécu. La prévention du suicide ou l’expression du désespoir devrait être une priorité nationale. Parfois, je viendrai romancer ces deux textes: Briser les chaînes du suicide, afin d'alléger ce roman. J'en profiterai pour ajouter une phrase ou deux, et replacer parfois les paragraphes au bon endroits. Là, j'y suis allée presque sans censure. En certaines occasions, je devrai enlever quelques phrases en les modifiant. Merci de votre compréhension. FIN Patricia Turcotte © Le 24 juin 2008Chiffon | 2008-05-30 21:06:08
Dimanche 25 mai 2008
BRISER LA CHAÎNE DU SUICIDE ( PREMIÈRE PARTIE )
IL ÉTAIT UNE FOIS Septième d’une famille de huit enfants, je suis née sous une bonne étoile, le 22 avril 1956, dans la magnifique ville de Saint Georges de Beauce. De nature extravertie en plus de jouir d’une santé florissante, je mordais à pleines dents dans la vie. La vie ordinaire du simple quotidien me fascinait et m’emballait, tout simplement. Mon enfance se déroulait dans la plus belle harmonie, la fraternité, la paix, la joie et le partage au quotidien. En dépit de la classe financière moyenne de mes parents, je n’ai jamais manqué de l’essentiel. J’adhérais naturellement et de toute évidence, à une parole évangélique : la véritable abondance loge avant tout, au fin fond de l’intelligence du cœur. Ma force la plus élevée se transformait en certaines occasions, en faiblesses : ma simplicité naturelle et ma transparence. Ouverte d’esprit, excessivement curieuse et libérale dans mes opinions, je foutais en certains cas des bâtons dans les roues aux individus snob et présomptueux. Réservée, débrouillarde et recherchiste à mes heures, j’émergeais dans la majorité des cas, des pires circonstances. Mes loisirs et divertissements favoris penchaient vers l’écriture, la lecture, la photographie, les pièces de théâtre inventées en classe, le cinéma, la natation, le plein air, le camping, de même que les jeux en société. Je prenais grand plaisir à côtoyer des individus, aux tempéraments calmes, pacifiques et transparents, ayant une remarquable beauté d’âme. Mon exceptionnelle amie d'enfance détenait cette attachante personnalité. Je tombais facilement en pâmoison, au contact des êtres sages et humanistes, possédant une grande force de caractère et d’esprit, combiné d’un authentique sens de l’humour. Les personnalités aux talents artistiques, me fascinaient. Ma famille en était remplie. Quant à moi, je prenais surtout plaisir à découvrir les talents des autres: j'ai appris tout dernièrement par une grande artiste pianiste, que je serais mélomane. C'était donc la raison pourquoi je ne me trouvais pas de talent artistique. Et c'est toujours ainsi aujourd'hui. Bonne lecture à tous ! QUITTER LA PÉNOMBRE POUR L’ESPÉRANCE L’espérance est un risque à courir (Georges Bernanos). BRISER LE MUR DU SILENCE Détruire le mur du silence, se départir de ses illusions et sortir de ses ignorances est une responsabilité individuelle et collective. Je brise le mur du silence sur le délicat sujet du suicide, chez les jeunes de 7 à 107 ans. Voici la première partie du récit romancé, des délicats évènements qui m’ont incitée à tenter de tirer ma révérence, c'est-à-dire de faire une tentative de suicide le 25 avril 1993. LA VOIX DES SANS VOIX Briser les chaînes du suicide est une histoire vraie, réaliste et légèrement romancée. La plupart des personnes concernées dans ce récit, auront une identité métamorphosée. Alors, si vous croyez vous reconnaître, ce ne sera que pur imagination ( avec humour bien sûr). Ce n’est pas à cause de ma vertu et encore moins par l’écriture automatique, que j’ai composé la plus difficile partie de ma magnifique histoire d'amour avec la Vie. Je puise la plupart des évènements, directement à la source de ma mémoire et de mes souvenirs. Briser les chaînes du suicide prend la forme d’une confidence intime adressée à chaque lecteur et lectrice, de ma page personnelle; qu’il habite au coin de ma rue ou à l’autre bout du monde. Mes propos sont parfois émouvants et dérangeants, quand ce n’est pas tout simplement, choquants et emmerdants. J’utilise un langage simple, populaire et accessible autant aux jeunes adolescents qu’aux adultes. Ces révélations intimes seront possiblement le porte-voix de nombreuses personnes prisonnières d’oppressants secrets personnels, mais aussi des lourds secrets médicaux, ainsi que les secrets de familles et de société. Les blessures morales ajoutées à la douleur chronique au dos, ont pris le dessus sur ma joie de vivre habituelle, comme sur ma persévérance et ma détermination. Que ce soit en lien avec la souffrance physique ou psychologique, ou encore avec d’autres dépendances, telles : la boisson, la drogue, le jeu, l’abus des études ou du travail, la dépendance affective, la sexualité débridée etc. La détresse humaine ne se mesure pas, ne se compare pas, mais elle se ressemble et se partage. Mettre au jour davantage de lumière sur ces événements s’insère dans le processus naturel, de guérison des blessures et des souvenirs. Je surmonte les dernières barrières, de la culpabilité, la honte ainsi que de la peur des jugements et du mépris des gens. Sans oublier l’augmentation possible des chuchoteries et commérages des chipies du quartier. Ce dernier pas nécessite une surdose de cran et d’audace. Tout comme je le ferais lors d’un témoignage à une réunion : Mon nom est Patricia. Comme dit un de mes copains : « Rescapée des enfers et survivante de l’asile », je suis devenue à vrai dire, une personne émotive au début d’octobre 1984, suite à un important choc émotif. Le but de mon récit : Inciter les jeunes, à briser le mur du silence, participer à la diminution des multiples préjugés, soulever des réflexions individuelles et collectives et communiquer un message exceptionnel, d’espérance. Je t’invite dans le jardin intérieur des souvenirs de mon passé, toujours bien inscrit dans ma mémoire, comme dans les tas de documents médicaux, légaux ou multiples correspondances. QUITTER LA PÉNOMBRE POUR L'ESPOIR Je viens à peine de franchir mes huit ans, qu’une tragédie inattendue survient dans ma famille. Du jour au lendemain, mon grand frère Serge, que j’affectionne plus particulièrement, sombre dans une profonde dépression. C'était terminé les cours que je recevais de mon grand frère Serge, sur la vie politique au Québec; il affectionnait particulièrement l'homme politique, Monsieur René Lévesque. Il m'a fait découvrir les chansons québécoises qui sont toujours mes musiques favorites. Les jeux de dames, de cartes, la pêche sont devenues des merveilleux souvenirs du passé, entre Serge et moi. Rien ne laissait présager un tel détour vu sa nature ingénieuse, idéaliste et créatrice. Son côté intellectuel, sa force de caractère et sa vivacité d’esprit me fascinent et me séduisent. Mon héros favori et mon frère idéal : voilà ce que représente à mes yeux, mon grand frère Serge. Il revient de son travail d’été en Ontario, triste comme un bonnet de nuit. Je ne comprends plus rien, tellement mon frère est méconnaissable. Je me sens démunie et faible devant cette situation embarrassante, voire même gênante et honteuse, dans la famille et dans la société. Serge a désormais la mort dans l’âme. Tous ses meilleurs amis l’abandonnent à tour de rôle, confrontés à leurs limites. Mon héros à la triste figure me désole. Les derniers souvenirs que je conserve de mon grand frère, restent gravés dans ma mémoire. Agenouillé auprès de son lit pour réciter comme d’habitude sa prière matinale, Serge me sourit tristement et du signe de la main, m’envoie son dernier au revoir. Je savais que je conserverais pour le reste de mes jours, ce souvenir trop émouvant, au creux de ma mémoire. J’ignorais à ce moment-là qu’un événement, en apparence banale, viendrait tôt ou tard, mettre en branle, un scénario semblable. CE N’EST QU’UN AU REVOIR Les instants passés en présence de mon frère Serge, évoluaient en heures pénibles et désagréables. Sa manière bizarre de me serrer le cou jusqu’à ce que je suffoque, me terrorisait. Des fois, il se faufilait à l’improviste dans ma chambre, pour m’étouffer juste avant de m’endormir. Subitement, il s’arrêtait en me soufflant à l’oreille : « Je reviendrai finir cette nuit ». Son regard fixe me flanquait des frissons dans le dos, de même que la chair de poule. Une réelle terreur me glaçait les veines, lorsqu’il me racontait en détail, ses traitements d’électrochocs vécus à froid, lors de ses séjours en psychiatrie. Je livrais à certains moments, mes ennuis et mes hantises à mes parents. Ceux-ci se saignaient aux quatre veines, pour me rassurer et me protéger, au meilleur leurs capacités. Je ressentais, à quelques exceptions près, être coincé dans un sentiment de trahison, à l’égard de Serge. Tout jeunes, les serrements de cœur, les sentiments de profonde impuissance, de honte et de culpabilité, planaient comme des ombres noires, dans mon subconscient. À certains moments, j’avais le toupet d’acheminer cette minable prière, à destination du Papa des Cieux : que Serge sacre une fois pour toutes, son camp du nid familial. Habituellement, Serge n'aurait jamais fait de mal à une mouche; encore moins à sa petite sœur et à qui que ce soit; il était très malade. Sa maladie imposait tout bonnement, la loi du silence. Le nouvel entourage obscur du monde de la drogue, rôdait autour de Serge. J’observais, avec circonspection, les grandes personnes de ma famille, discutées, à la dérobée, de cette désolante situation. De nature sensible, je ressentais aisément leurs sentiments et leurs chagrins. Une détresse psychologique, silencieuse et pernicieuse transformait avec une main de maître, mon adolescence en cauchemar. À peine vingt-deux ans, Serge choisissait sans doute avec regret, de fermer les livres, par un acte de détresse : le suicide. En dépit de cette malheureuse coïncidence, j’éprouvais une réelle délivrance de son départ inattendu. Je me contrebalançais à ce moment là, qu’un évènement semblable puisse venir déclencher un scénario presque identique. Selon ma perception des évènements et en dépit des années et des apparences, les personnes qui n'ont pas réglé l'histoire d'un être cher décédé par le suicide, ne se remettront de ces épisodes dramatiques, qu’aux calendes grecques. DANS L’OMBRE DE MON FRÈRE SERGE Mon adolescence se prolongeait dans l’ombre de mon frère Serge. Par mesure de protection, j’enfouissais ces déchirants souvenirs, dans un tiroir profond de mon subconscient. Par la force des choses, le masque de clown et le jeu de l’autruche, maintenaient viscéralement en vie, mes boucliers de protections et mes armes de défense. Dans ces conditions, s’amorçait mon arrivée dans le monde des adultes. J’investissais mes énergies dans les études, dans l’espoir secret de devenir travailleuse sociale. Bon an, mal an, je filais ma route, comme si tout était satisfaisant, autant dans ma vie personnelle, que familiale et sociale. Cette désolante page de mon passé se fermait, à perpètre, pour mener une vie ordinaire, en apparence simple, heureuse et sans histoire. Je me souvenais, à de rares exceptions près, d’une force intérieure qui habitait mon âme, à une époque lointaine. DEMANDE DE L’AIDE Accablé sous le poids du chagrin, mon père Victor exaltait son dernier soupir sous mes yeux, lorsque j’avais seulement dix-sept ans. Seules, les larmes invisibles de mon cœur, me révélaient ma profonde nostalgie. Les larmes de mes yeux ne fonctionnaient à peu près plus. Trois jours après son décès, un rêve sublime du matin, m’apportait, à la fin du compte, un réel réconfort : Vic me prenait affectueusement dans ses bras, et me glissait délicatement dans le creux de l’oreille, et ce, à deux reprises : « Patricia, demande de l’aide ». Ainsi, j'ai mieux accepté le décès trop rapide de mon père. Nouvellement acoquinée de mon premier ami de cœur, depuis trois mois, je me sentais mieux soutenue et encouragée pour traverser le départ soudain de mon père; deux ans après celui de mon frère Serge. Son tempérament fort, mais réservé et pacifique, de même que son côté réaliste et sérieux, me convenait, par-dessus tout. Au salon funéraire, on s’apprêtait à fermer le cercueil, lorsque soudainement, j’ai réussi à pleurer à chaudes larmes. Ma vulnérabilité, ma fragilité et ma grande sensibilité se dévoilaient au grand jour. Sans crier gare, j’éprouvais une envie de donner de la voix publiquement, à ce sentiment d’abandon, non négligeable. Je me ressaisissais, en deux temps trois mouvements, de ces soudains instants de grandes faiblesses. Les débordements émotifs n’avaient pas vraiment leur place, dans mon environnement immédiat. Affectueusement, mon nouvel ami de cœur me réconfortait dans ses bras. Je ressentais inconsciemment une étrange impression : celle de reconquérir, non seulement les bras de mon père Victor, mais possiblement les bras de mon frère Serge. PORTE TA CROIX MAIS PAS CELLE DES AUTRES, ET SUIS-MOI À dix-sept ans, je parvenais à peine à reconnaître et à exprimer intelligiblement, mes besoins véritables. J’éprouvais une brisure profonde avec mes émotions et mes sentiments. Impossible pour moi de partager mes chagrins ! Sans trop m’en rendre compte, je commençais déjà à m’isoler dans cette souffrance. Habituée de composer avec une neutralité affective et le déni, je croyais en toute bonne foi, que mes problèmes ne s’avéraient plus si essentiels. Briser ce mur du silence demeurait au-dessus de mes forces, même si je brûlais d’envie au plus haut point, de parvenir à mieux saisir le geste de désespoir, de mon grand frère. Mes ressources semblaient tellement limitées pour mener à bonne fin ce désir, quant à peine sortie de la petite enfance, je portais déjà sur mes fragiles épaules, un fardeau trop lourd . A l’âge de dix-sept ans, je suis invitée à participer à une rencontre pour les jeunes, à la Maison Jésus Ouvrier de Québec. Lors d’un agréable et important rendez-vous de discussion avec le prêtre responsable, M.Tremblay; je parviens enfin à me libérer des secrets de mon adolescence : la maladie et le décès tragique de mon frère Serge, suivi du départ inattendu de mon père Victor, décédé sous mes yeux, alors que je n’avais que dix-sept ans, d’un infarctus du myocarde. Pourtant, je lui avais donné la respiration artificielle apprise au terrain de jeu municipal. Hélas, son heure était arrivée; à l’hôpital, ils m’ont assuré que papa était bien décédé, avant que je lui donne la respiration artificielle. L’impression qu’il respirait à chaque bouffée d’air que je lui donnais; n’était que mon souffle qui sortait de sa bouche. Je ne me suis jamais sentie coupable par la suite, du décès de mon cher papa. A la fin du repas de groupe lors de cette thérapie, le prêtre me glisse une petite serviette de table, sur laquelle était inscrite ses mots : « Patricia, tu dis des paroles renversantes, avec une simplicité désarmante. » Je me sentais décidément, comprise, accueillie et libérée, de cette servitude. Après quoi, je bouclais avec nostalgie, ces sinistres épisodes du bon vieux temps. Ma route se poursuivait, simplement et candidement. Les personnes dépressives ou atteintes par la maladie mentale, c’est-à-dire, les mal-aimés et les lépreux de l’esprit, avaient intérêt à se tenir éloignées ; comme si, la maladie mentale était contagieuse. Instinctivement, je fuyais malheureusement ma propre souffrance endormie, au tréfonds de mon être. VA LÀ OU TE PORTE TON CŒUR Tous mes projets et nobles rêves de jeune fille, se réalisaient, comme par magie, les uns après les autres. Après quatre ans de sérieuses fréquentations avec mon amoureux, voilà la réalisation de mes rêves : le mariage, la famille, le travail et la naissance d’un enfant. À ce moment-là, je ne me souciais pas qu’une thérapie en profondeur, serait préférable à vivre le plus grand rêve de ma vie de jeune fille : Unir ma destinée avec l’élu de mon cœur, par le sacrement du mariage. Quelle ignorance logeait dans mon cœur, si naïvement; mais aussi, quelle ignorance dans la société ! Je crois bien que plusieurs personnes se sont unies par les liens sacrés du mariage, bien avant de régler des profondes blessures d’enfance, souvent jamais révélées à qui que ce soit, pour être aider et mieux vivre une histoire aussi importante que le mariage. Mais encore faut-il en être conscient à ce bas âge ? Je n'entrerai pas dans le sujet personnel de mon histoire intime de mon mariage, puisque cela concerne une autre personne formidable qui n'a pas à entrer dans mes récits; vu que le mariage est aussi un secret de la caramilk. PRENDS TON GRABAT ET MARCHE Mon travail sur la route comme courtier d’assurance-vie, m’emballait et m’enthousiasmait par-dessus tout. Des cours de perfectionnement, au Cégep et à l’Université, en prévision de décrocher mon diplôme de courtière d’assurance-vie agréé, s’ajoutaient à mon horaire habituel. Mon orientation professionnelle empruntait une tournure tout à fait différente de ma vision d’adolescente, mais combien enrichissante et passionnante. Mieux encore, un autre grand désir s’était concrétisé : vivre un scénario distinct du profil familial. Un jour ou l’autre, chaque être humain peut être sorti doucement ou brusquement, de ses routines quotidiennes, et ce, souvent par un évènement inattendu tel : la douleur, l’itinérance, une faillite personnelle, la perte de son emploi, la fin de sa carrière, de son travail, un épuisement professionnel, un divorce, une maladie, un accident imprévu, une procédure judiciaire inattendue, le décès d’un être cher, une tentative de suicide d’un proche, et tant d'autres dépendances de toutes sortes. Inscrivez celles qui vous conviennent le mieux. LA PLUME EST LE LANGAGE DE L’ÂME (Michel de Cervantès) A travers le lot de difficultés rencontrées, j’ai essayé d’utiliser des tas de trucs pour m’en sortir, pour retrouver ma liberté reçue à la naissance, celle que personne ne peut me dérober. C’est à travers les chemins périlleux et audacieux pour retrouver l’espoir, le courage, la force, le partage, la justice, la solidarité, que j’ai pu retrouvé mes vraies valeurs de base. Un jour, un vieux grincheux au pouvoir bureaucratique donnait des entrevues aux médias du Québec; dans une des plus importantes revues du Québec, je me suis sentie discréditer et rabaissée au dernier rang; "Patricia est l’artisane de son propre malheur. Cette femme est une ci et une ça; elle agit comme ci et comme ça etc.". Je n’étais pas pour donner suite à ces méchancetés gratuites, puisque mon état de santé s’avérait trop fragile à l’époque. Ce qui m’a attristé le plus : on ne m’a jamais rejoints à l'époque pour donner ma version des faits, à ce sujet; ce que j’ai trouvé très injuste venant d'un magazine supposément professionnel et neutre, à qui je ne m’étais jamais adressée et qui ne me connaissait pas du tout. Je me rendais à un de mes rendez-vous chez le psychiatre, quelques mois après ma tentative de suicide. Le magazine en question était déposé sur la table d’attente, près du bureau du professionnel. Pendant quelques secondes, une pensée sombre m’a traversée l’esprit, en feuilletant cet article. Immédiatement, j’ai rejeté du revers de la main, cette idée noire ainsi que cette maudite revue. Donc, pour revenir à ce vieux grognon, je le prenais plutôt à l’époque pour un vieux fou qui radotait n’importe quoi; si bien que je ne lui ai accordé aucune importance. Comment une personne aussi affaiblie et démunie dans tous les sens du mot, peut-être entreprendre une défense devant tant de grossièreté gratuite ? Quelques années plus tard, j’étais emballée de découvrir que j’étais surtout l’artisane de mon propre bonheur. Puisque nous vivons en société, il faut prendre cette parole philosophique avec un grain de sel. Je crois sincèrement que nous sommes tous en quelque part, un peu responsable de notre voisin, de notre prochain, et de ce qui se trame à l'autre bout du monde. Sinon, autant aller vivre sur une île comme des sauvages solitaires. C'est si facile de détruire la réputation d’une personne ! Je retourne ce personnage grossier, vulgaire et pas délicat du tout, à sa propre conscience personnelle ! L’HOMME NE PEUT DÉCOUVRIR DE NOUVEAUX OCÉANS, À MOINS D'AVOIR LE COURAGE DE PERDRE DE VUE, LE RIVAGE.(André Gide) Peu à peu, je me suis rapprochée d’anciens adversaires redoutables, ne serait-ce que par la lecture de leurs commentaires dans les médias. Parfois, ils étaient de minables professeurs et quelquefois d’excellents maîtres, sur ma route. La plus grande leçon apprise d’eux : ne jamais sous estimer notre adversaire ! Chaque personne peut détecter sa place au soleil dans la société : peu importe l’apparence : beau, laid, petit, gros, gentil, méchant, pauvre, riche, heureux ou malheureux, en santé ou malade et handicapé. Finalement, il n’a pas vraiment des personnes handicapées, mais plutôt des situations très handicapantes ! Avec ardeur et beaucoup d’audace, j’ai recherché sans relâche mon cœur d’enfant, caché discrètement au plus profond de mon être. Il y a un prix à payer pour découvrir la liberté véritable. C’est dommage que depuis la fin mars 1990, la faculté de m’exprimer par la parole a beaucoup diminuée. Heureusement, que j’ai retrouvé peu à peu, le goût de partager par le biais de l’écriture. J’ai découvert à mon grand étonnement, que l’écriture était thérapeutique et libérateur pour moi, tout en donnant un peu d’espérance à ceux qui ont besoin de lire, ce genre de récit. Aujourd’hui, je ne fais plus comme si ces luttes n’avaient jamais existées. Sauf que je m’en sers plutôt pour continuer mon grand voyage intérieur qui va ressurgir un bon matin, vers l’extérieur. Plus j’attendais d’avoir l’air d’un ange pour partager ces perles aux autres, et plus je risquais d’avoir l’air bête. C’est donc à travers mes faiblesses que mes forces se lèveront sûrement peu à peu. Un coup du sort métamorphosait mon train-train quotidien, du jour au lendemain. Le 19 octobre 1981, paisiblement en route vers la résidence d’un client, dans le cadre de mon travail comme courtier en assurance-vie; un autre véhicule fonçait littéralement sur le mien, sans aucun signal avertisseur. Du jour au lendemain, j’ai du apprendre à composer avec la douleur constamment présente. Sans répit, je recherchais sans relâche, du soulagement à la douleur physique et morale ajoutée; mon existence si paisible se retrouvait empoisonnée du jour au lendemain. A vrai dire, je passais davantage pour une malade imaginaire. Comme tant d’autres, j’ai bravement porté la robe des fous, dans mon propre patelin en Beauce. Afin d’agrémenter le tout avec un brin d’humour : qui sait...comme l’apôtre Saint Paul, je vivais peut-être moi-aussi, constamment avec une écharde dans la chair ? Tous mes rêves s’écroulaient les uns après les autres, les fondements de ma maison extérieure et intérieure s’effondraient sous mes yeux, comme un ridicule château de cartes. Pourtant, je croyais avoir bâti ma vie sur des fondations très solides; j’étais désemparée devant tant de chemins inconnus. LES PETITS ET LES GRANDS DE CE MONDE SE SONT-ILS TOUS PENSÉS FOUS ? Du 19 octobre 1981 jusqu’à l’été 1998 : si je contrôlais bien mes émotions, j’entrais à l’hôpital pour le soulagement des douleurs physiques. Ensuite, je devais endure le pire presque à froid, et j'avais du mal très grave que je n'ai su qu'en 1997. Un brin de répit me donnait le temps de souffler à nouveau; ne serait-ce que pour me préparer pour la prochaine crise aiguë de douleurs au dos. Hélas, si je n’arrivais pas à rester calme, je prenais le chemin de la santé mentale; que je surnomme à l’occasion : l’asile psychiatrique; termes colorés ne serait-ce que pour amoindrir ces malheureux souvenirs. Ces bobos étaient considérés comme banals mais bizarres; j’étais bien la seule à croire qu’ils étaient bien plus que banals et vraiment bizarres ! Je continuais mon travail à temps partiel et non à temps plein; mes revenus baissaient d’années en années. Si bien que je me suis retrouvée complètement démolie et épuisée physiquement et psychologiquement. Un deuxième accident d’auto à la fin d’une grosse journée de travail, m’a prouvée que le temps de démissionner du monde du travail était bien arrivé. Curieusement, j’avais subi un choc nerveux suite à cet accident; mon auto fut mise au rancart, puisque les 4 roues étaient enfoncées dans le dessous de l’auto; tout comme on aurait dit que mes jambes étaient entrées dans le bas de mon corps. De nouvelles douleurs très pénibles se sont ajoutées lors d’une soirée en milieu hospitalier pour la douleur physique. Je n’avais pas grand choix; les policiers m’avaient conduits là où c’était bien ma place, vu un choc nerveux. Malheureusement, on m’a transférée dans le département de la psychiatrie, étant donné que je criais comme une madone dans l’eau bénite pour que l’on soulage ces douleurs aux jambes. On ne me croyait pas encore une fois, puisque aucune radiographie ne fut passée à ce moment-là. De plus, aucun rapport ne fut envoyé aux assurances d'auto et de travail; ni par les professionnels de l’hôpital pour les douleurs aux jambes, ni par le Docteur Prud'homme à l’hôpital psychiatrique, vu le choc nerveux, suite à ce 2ième accident. Hop-là, on m’a conduit en ambulance jusqu’au département de la santé mentale. Je n’ai découvert seulement vers l’année 2000, qu’il n’y a eu aucun rapport de fait par les professionnels de la santé, aux assurances du travail. A l’hôpital, on m’assignait toujours le même psychiatre. Je ne parvenais jamais à ce qu’on m’en assigne un nouveau, pour des raisons professionnelles et importantes: je me suis réconciliée bien malgré moi, vue d'un regard lointain, avec ce "psy"; ce n'est qu'ensuite, que l'on m'a assigné un nouveau psychiatre; mais il continuait le même dossier, hélas. Voici comment je m'en suis débarassée: je demande à mon médecin traitant de changer de psychiatre. Non, et non et non. Mais il me dit que si je lui trouvais deux qualités advenant à nouveau une autre hospitalisation, qu'il me jurait que je changerait de psychiatre. Alors je consens à attendre le pire ou le meilleur. Voila une rechûte ! Je confie au psychiatre comment je ne l'aime pas du tout et patati et patata, alors je lui confie ma conversation avec mon médecin. Il sourit quand je lui dis que je viens de lui trouver une première qualité: il me fait confiance en me libérant pour aller au village prendre un café et écrire etc. Voilà que ses yeux deviennent d'un bleu ciel et je lui en fais part; mais là il fait un de ses beaux sourires rassurants. Alors je lui confie que je viens de lui trouver une deuxième qualité: comme vous avez de beaux yeux Monsieur le Docteur ! Hop-là, il me transfère lors de ma rencontre à son bureau pour visite de routine. Voyez-vous comment j'ai vraiment surmonté une énorme épreuve ! Quelle chance de me débarrasser de lui; mais en réalité, j'avais même ressentie une légère déception. Vrai de vrai ! Si bien que je garde plus rancune à ce Docteur; sauf à ses comportements abusifs. Si bien que parfois je me questionne à savoir: peut=être a-t-il agit ainsi pour me confronter au maximum, en sachant que ma force intérieure m'aiderait à sortir de là ? Des abus de pouvoir à raconter pour que cela ne se produise plus ! Par la suite de ce deuxième accident d’auto au travail, le Docteur Prud’homme m’a tellement questionné à savoir, si j’avais essayé de faire une tentative de suicide. Quoi? Une tentative de suicide, moi ? Jamais je n’ai eu de pensées pour m’enlever la vie. Encore là, je n’étais pas crue, à la lecture de mes documents médicaux révélateurs. Par contre, dans les semaines suivants cet accident, et tous les soupçons dont j’étais accusée; j’avoue bien tristement avoir eu pour la première fois de ma vie, des idées suicidaires. On était à l’automne 1992; ces pensées sombres venaient et s’en allaient, mais elles m’ont suivies jusqu’à ce geste malheureux du 25 avril 1993. UNE ONCE DE PRATIQUE VAUT UNE TONNE DE THÉORIE (Luc Brières) Assise à la salle d’attente de la physiothérapie de l’hôpital, en janvier 1982, une brochure intitulée : Porter plainte contre un professionnel, attire mon attention. Une association de consommateurs du Québec a sortit cette brochure qui me semblait géniale. La procédure à suivre semble facile, gratuite et accessible au simple citoyen. Je m’exprime intérieurement : Quelle formidable idée mise sur pied, par nos institutions démocratiques. Une pensée sincère m’interpelle : que vont faire nos aînés et nos personnes handicapées en détresse, si je ne porte une plainte contre ce médecin ? JE VOIS DANS MA BOULE DE CRISTAL Je ne me méfiais pas que cette noble réflexion du cœur, serait cataloguée rétroactivement, comme une pensée à caractère paranoïde, dix années plus tard. Je ne me souciais encore moins, que cette élémentaire démarche administrative, ébranlerait ma vie de simple citoyenne, confiante presque aveuglément au système de santé et de justice administrative, établie au Québec. BRISER LE MUR DU SILENCE Je ressens mon cœur battre la chamade dans ma poitrine. Les sentiments de culpabilité et de responsabilité envers les miens, m’envahissent de plus en plus. Complètement décontenancée par un renvoi, je ressens un abandon important de la part d'une personne au pouvoir. Le presto d’émotions refoulées dans mon cœur, explose naturellement sous la forme d’un violent choc émotif, diagnostiqué quelques jours plus tard. Je choisis de briser le mur du silence. Sincèrement, je crois que briser le silence est un pas à franchir dans l’action et dans la guérison des blessures; pour arriver au pardon véritable. Un goût démesuré de donner de la voix à cette rafale d’émotions m’incite à m’exprimer pour la première fois de toute ma vie, sur les ondes d’une tribune téléphonique de la radio. Je m’exprime simplement et librement, mais avec une immense émotivité évidente. Je savais que je prendrais toute la responsabilité des résultats. J’ai donc poursuivie cette route spéciale avec les associations de consommateurs et l’équipe du Protecteur du Citoyen, dans la grande bataille qui a menée jusqu’à la réforme du droit professionnel au Québec. AU PALAIS DE L’INJUSTICE Ma plainte concernant le professionnel de l’hôpital, en 1982, fut rejetée du revers de la main par sa Corporation Professionnelle, en ces termes neutres : On ne peut dire que le médecin n'a pas raison ni que madame n'ait pas aussi raison. UN TIENT VAUT MIEUX QUE DEUX TU L’AURAS Finalement ma décision de faire avancer les choses en ce domaine, fut mise sur la tablette numéro 13 en ce qui concerne ce médecin seulement. Je vous invite à consulter les milliers de pages de documents légaux, si cela vous tient à cœur. De toute façon, je n'arrive jamais à terminer ma lettre pour écrire à l'organisme Accès à l'information, ou aux responsables de ce Tribunal, pour qu'ils enlèvent ces diagnostics et ces paragraphes qui mentionnent la santé mentale; alors, j'ai décidé de procéder à ma façon personnelle, maintenant que ces écrits sont là, depuis environ 5 ans. Vous pouvez aussi vous rendre sur le site public du Tribunal Administratif de la Commission des Lésions Professionnelles du Québec, en cliquant sur "jugements" et vous allez au tribunal ( en date du 23 août 2002) ( CLP) qui ont publié bien des choses sur le sujet: y compris des diagnostics en santé mentale, qui n’avaient rien à voir avec le règlement de l’assurance gouvernementale qui a été menée en 1982 : pour des lésions cervicales et lombaires, seulement. Et, en 1985 une expertise psyciatrique indique que je souffrais d'anxiété causé par les douleurs au dos, et de panique à l'occasion vu le choc émotif. Aucune autre expertise n'a été menée, sauf les prédiction non pas de Nostradamus, mais du Dr Prud'homme, qui m'a collé à vie dans mes dossiers médicaux, et dans mon cœur, le cancer de la santé mentale. Qui vivra verra la suite, quand je pourrai me payer une deuxième expertise psychiatrique, pour faire la lumière sur ma santé mentale. L'important est que si je suis atteint de ce cancer, il est donc encourageant; puisque je serais guérie, vu que je n'ai plus jamais retournée en santé mentale, et plus de médicament sauf pour la douleur physique, et ce, depuis mars 1999. Donc, la skyzophrénie se guérirait ! Quelle merveilleuse découverte médicale ! Ou je suis en rémission depuis 9 ans; ou je n'ai jamais eu ce diagnostic faux. Enfin....! En attendant, je suis étiquettée publiquement comme malade mentale atteint gravement de folie; mais je me console en écrivant, vu que les fous ont aussi droit de s'exprimer librement. J’ai tout de même reçu un prix de consolation, avant de prendre pendant 10 ans, le chemin de la santé mentale : Voici la lettre reçue par la poste, du Protecteur du Citoyen, que je me servirais comme référence ici, et dont je ne cite donc qu’un seul paragraphe : « L’énergie et la persévérance avec lesquelles vous avez cherché à défendre vos droits et à faire corriger les lacunes des mécanismes disciplinaires auront ainsi marqué, et ce, de manière significative, cette étape de développement du droit professionnel au Québec. Cette intervention marquait l’aboutissement d’une recherche d’envergure que vous avez inspirée en alertant le Protecteur du citoyen. Soyez-en à nouveau remerciée ». Vers la fin mars 1990, en prenant connaissance d'un jugement légal et final, qui était contraire à ma réalité vécue; pour la première fois de ma vie, j’ai pris le chemin de la santé mentale, exactement comme mon grand frère Serge. BRISER LA CHAÎNE DU SUICIDE : « Lorsque je prends connaissance de ce document légal, tout à fait contraire à une grande partie de ma vie, il se passe quelque chose d’anormal dans ma tête. Comme une impression de perdre la raison pour ne plus jamais en revenir. Malgré mes profondes convictions, je ne peux échapper au cul-de-sac de ma condition de santé. Ma seule porte de sortie : prendre le triste chemin de la santé mentale ; c’est -à dire, pour moi, le chemin de l’asile psychiatrique ». L’HOMME NE PEUT DÉCOUVRIR DE NOUVEAUX HORIZONS À MOINS D’AVOIR LE COURAGE DE PERDRE DE VUE LE RIVAGE. (André Gide, sachons ouvrir nos esprits). Complètement épuisée physiquement, émotionnellement et psychologiquement, je déclare à la fin mars 1990, une faillite personnelle inévitable. Tous les fantômes du passé me hantent dans cette odyssée au fond de ma mémoire, de mes souvenirs et de ma conscience. Comme dans un semi coma individuel et collectif, je traverse péniblement quelques pleines lunes. Plus souvent qu’à mon tour, je me réfugie dans les ternes et froids couloirs des urgences des hôpitaux ; autant pour soulager la douleur physique chronique, que, celle de mon esprit et de mon cœur. CHERCHEZ ET VOUS TROUVEREZ Une longue quête de vérité débute en mars 1990. Je sens le besoin de redonner un nouveau sens à mon existence et de réviser en profondeur mes croyances et mes valeurs. Des sujets actuels de notre société, m’interpellent à travers ce vécu : le suicide de mon frère, la santé mentale et les préjugés, les recours devant les tribunaux administratifs et la justice, la médecine traditionnelle et la médecine douce, la foi religieuse en contradiction avec la science y compris les phénomènes dits spirituels, paranormaux ou psychiatriques. Contrairement à ma foi spontanée et aveugle d’autrefois, je choisis de poursuivre cette nouvelle route selon le mode de vie des douze étapes des Émotifs anonymes ; c’est-à-dire, selon la foi de Saint-Thomas. Pour adhérer dorénavant à une théorie ou à une valeur, je dois en vivre moi-même l’expérience ou voir de mes propres yeux. QUAND JE SERAI GRANDE, JE FERAI COMME TOI Vers l’automne 1992, je visionne dans un autre rêve, mon frère décédé par le suicide, en janvier 1971. Une scène étrange et éprouvante se déroule sous mes yeux : Serge, tout penaud, face à face avec son cadavre meurtri, gisant dans une énorme mare de sang. Comme une nette impression de faire un voyage aller-retour, non seulement dans le passé de Serge, mais aussi dans sa réalité invisible. Il m’invite à regarder ce diaporama d’autrefois, survenu dans sa chambre de notre maison familiale. Je vois très bien l’arme à feu, à côté de son corps sans vie. Je constate, sans l’ombre d’un doute, que sa bévue a irrévocablement tourné en eau de boudin. Serge semble désemparé, impuissant et isolé depuis la nuit des temps, dans sa terrifiante solitude. Ce rêve spécial me met en déroute et pique ma curiosité et m’incite à demander de l’aide. Serge semble désemparé, impuissant et isolé depuis la nuit des temps, dans sa terrifiante solitude. Ce rêve spécial me met en déroute et pique ma curiosité et m’incite à demander de l’aide. DEMANDE DE L’AIDE Un manuscrit intitulé : Ma maison de paix, était déjà inscrite dans le fond de mon âme. Auparavant, il me fallait encore suer sang et eau, c’est-à-dire : Sortir de l’ombre. En janvier 1993 seulement, je parviens à confier au médecin, mes premières pensées suicidaires. Sous sa recommandation, je me rends à l’hôpital pour y être hospitalisée. On me dit : « Pas de lit à l’urgence ». Reconnue comme soutien financier avec restrictions sévères à l’emploi à l’aide sociale, à l’automne 1992, je n’entrevois plus aucune lumière au bout du tunnel. À l’âge de trente-six ans, on me condamne à croupir dans l’inaction. Le pire est que je croyais fermement dans ma grande vulnérabilité, cette noire prophétie. Les plus sombres pronostics médicaux planent au dessus de ma tête comme une épée Damoclès. Le 31 mars 1993, on me déclare invalide permanente auprès de la Régie des Rentes du Québec en invoquant un cancer incurable. Mon premier rendez-vous d’une durée de quinze minutes avec le psychiatre Prud’homme m’étampe une sale étiquette au front et dans mes dossiers médicaux, du plus lourd diagnostic en santé mental : le cancer de la santé mentale. Le plus désolant est qu'il n'a jamais accepté que je lui parle de mes démarches publiques dans les médias etc. Je n'avais donc plus personne à qui me confier sur le plus important fardeau que je portais avec difficultés. Pourquoi m’essouffler à donner des coups d’épée dans l’eau ? Le "Psy" Prud’homme est le cousin propre d’un médecin qui travaille en équipe, avec celui à qui j’avais porté ma plainte à l’hôpital. Et ce "psy" n'a jamais accepté que je me confie sur le sujet qui venait de se produire dans ma vie sur une période échelonnée de 1981 à 1990. Je fais mon deuil de tous mes rêves, mes espoirs et buts qui habitaient si discrètement, le creux de mon cœur. Convaincue que ces insoutenables douleurs physiques sont réellement imaginaires et bénignes, je consens bien malgré moi à vendre mon âme au diable, en adhérant à la folie. Je deviens peu à peu, une morte vivante condamnée à la prise de remèdes à vie et à l’assistance sociale, c’est-à-dire à la pauvreté et à la maladie pour le reste de mes jours. L’accès pour revenir à la santé, la mince possibilité de me sortir des servitudes et de me délivrer de ce joug, me fut interdit à tout jamais. L’opinion du savant spécialiste était toute faite d’avance. Accepter ce verdict signait mon rejet de la vie en abondance, ainsi que la possibilité de guérison ou de rémission, promis par Jésus de Nazareth et inscrit dans les saints évangiles. Une minime lueur d’espérance me laissait entrevoir qu’on ne me mettrait jamais hors de combat. Après tout, le "psy" Prud’homme avait peut-être raison lorsqu’il disait que les artistes sont à peu près tous des skyzophrènes. Au moins, je ne me sentais plus seule dans ma souffrance, puisque j'étais une personne mélomane, qui admirait et appréciait les gens au talents artistiques. Plus les jours filaient, plus les idées suicidaires revenaient en force. Si bien que…! UNE VICTIME D’ERREUR MÉDICALE 5’ 6 `` SUR TERRE EST PLUS DÉRANGEANTE QU’UNE VICTIME D’ERREUR MÉDICALE 5” 6 ``SOUS TERRE L’histoire nous démontre que peu de personnes ont la possibilité de raconter leurs expériences vécues à l’asile psychiatrique ou encore partager leurs tentatives de suicides, puisque plusieurs en sont décédés. Les autres se sentent honteux comme je me suis sentie très longtemps, et préfèrent rester dans l'ombre, comme je l'ai vécu pendant plus de dix ans. Et c'est tout à fait comprenable humainement. Ce n’est pas donné à tous de rendre témoignage de faits aussi bouleversants. Je profite de cette chance qui passe dans ma vie en espérant que des gens seront touchés par mes propos. Si seulement une seule personne change d’optique et choisit de poursuivre sa route, envers et contre tous, grâce à ce témoignage, alors je ne l’aurai pas écrit en vain. Ce doit être réellement triste et souffrant de se retrouver impuissant devant la fatalité du suicide et de ne pouvoir dire aux siens comment on regrette ce geste de désespoir. Sincèrement, je crois que ce doit être la plus grande souffrance que peut expérimenter un être humain. Étant très ignorante à ce sujet dans le sens de la science, je laisse aux connaisseurs des grandes vérités, le soin d’enseigner les vraies vérités afin que nous puissions tous sortir de tant d’ignorances. Même si le suicide concerne la personne qui pose le geste, je crois aussi que c’est un problème de société. Je suis convaincue que nous avons tous une responsabilité individuelle et collective face à ce fléau de société. Quelques semaines plus tard, en avril 1993, je participe à un atelier d’art thérapie lors d’un autre séjour à l’hôpital psychiatrique. J’ai demandé à nouveau à être hospitalisée pour de sérieuses idées suicidaires. Je m’exprime autant par la parole que par un dessin révélateur de mes idées noires. Un dessin représentant ma chanson favorite de Félix Leclerc « BOZO » démontrait l’isolement dans cette souffrance. De plus, le rapport du professionnel à l’atelier d’art thérapie indique clairement : « Il est difficile pour Madame de verbaliser ce que signifie son dessin. Elle nous fait part de la solitude qu’elle ressent depuis qu’elle est séparée. Elle se dévalorise de la perte de son emploi, qui l’affecte. Madame nous dit qu’elle songe à se suicider pour mettre fin à ses problèmes ».La mention du professionnel de la santé, Dr Prud’homme : « Vers la mi-avril 1993, elle s’est présentée d’elle-même à l’hôpital pour y être admise, parce que depuis une quinzaine de jours, elle éprouvait de l’insomnie, de l’anxiété, de la tristesse, ainsi que des préoccupations suicidaires. Trois jours après son arrivée, elle décidait de repartir. Elle ne présentait pas de symptômes psychotiques, pas plus qu’un syndrome dépressif ayant les caractéristiques d’une dépression majeure ». Étonnée d’apprendre que je ne souffre pas de dépression, je demande à quitter l’hôpital, avec l’intention sincère de garder le moral. Comme la répétition d’une chaîne d’évènements non résolus, un banal événement déclencheur m’indique pourtant la réelle gravité de mon minable état de santé. UN IMPORTANT LIEN DU PASSÉ REMONTE EN SURFACE Par un beau dimanche de printemps du 25 avril 1993, je me rends à un déjeuner au restaurant, en compagnie de deux personnes chères. A ce stade-ci de ma vie, je préfère ne jamais indiquer les réels prénoms des personnages, afin de préserver leur intimidé. Ces moments chaleureux représentent pour moi un grand réconfort. Ces agréables rencontres amicales me permettent de poursuivre une thérapie personnelle. Lorsqu’ils quittent le restaurant alors que de mon côté, je retourne chez moi à pied, je jette un bref regard vers mon ami. Comme par hasard, il se retourne au même moment. Nos regards se croisent pendant quelques secondes. Il m’envoie un signe d’au revoir de sa main, accompagné d’un triste sourire. Le film du dernier souvenir de Serge refait surface, avec une force exceptionnelle, dans ma mémoire. La fragilité émotive et psychologique ajoutée à la douleur physique chronique « qui rend fou » (terme de Radio Canada), me pousse à essayer de tirer ma révérence. LA CHAÎNE DU SUICIDE SE POURSUIT Dès mon arrivée chez moi, je me prépare pour une très longue nuit de sommeil. Agenouillée pour une dernière prière du cœur, je m’adresse à mon véritable ami que l’on m’a présenté dans mon enfance, réel ou irréel, mais finalement, imaginaire : Jésus, merci de m’accompagner dans ce grand voyage et pardonne-moi sincèrement ce geste de désespoir. Je ne suis plus le maître à bord de mon navire. Convaincue de la validité de mon billet de transport « aller seulement », pour l’au-delà, j’avale à une vitesse incroyable les nombreux comprimés pour dormir à tout jamais. À travers l’épais brouillard de mon esprit souffrant et malade, une minuscule pensée de sagesse intérieure me dissuade, le temps de deux interminables secondes, de rebrousser chemin. Comme une vague impression que mon compagnon de route m’accompagne toujours, peu importe mon choix. Tout se passe trop rapidement. Seule la douleur chronique au dos, tenace et insoutenable, m’incite à poursuivre la plus souffrante et désespérante de toutes mes expériences humaines. DANS UNE DIMENSION TRÈS PLATONIQUE... Mon cercueil temporaire fut la baignoire froide et heureusement vide située à côté de l’évier où je consommais les multiples remèdes pour tenter d’en finir définitivement avec la souffrance. Je séjourne, prisonnière de ce tombeau, deux longues journées entières. Ici, il n’y a plus vraiment de temps. Il me semble que je vais y rester toute l’éternité. Le bref souvenir conscient de ce tragique instant restera toujours gravé dans ma mémoire. Comme si j’étais dans une dimension nouvelle, mais tout à fait platonique et ennuyante, j’observe, impuissante mon ami me crier à tue-tête : Patricia, pourquoi tu as fait cela ?. Quelle immense et indescriptible douleur morale de ressentir jusqu’au plus profond de son être, ce désagréable sentiment de regret et d’impuissance ! Si j’avais pu capter le message du rêve de mon frère, cette seconde bévue même révocable, aurait pu être évitée. Si au moins, je pouvais lui expliquer ce sincère repentir déjà logé dans mon cœur. POUR TE RÉPONDRE BEL AMI DE TOUJOURS... Si j’ai posée ce geste malheureux, c’est parce que j’avais conservé dans un petit tiroir secret, la possibilité de m’enlever la vie, advenant qu’on me conduise encore à l’asile si je ne contenais pas mes émotions, lors d’une prochaine crise de douleurs physiques. Et, quand on se garde une telle porte de sortie, il risque de survenir ce qu’on appelle : UN IMPORTANT LIEN. Il est important de fermer complètement toutes les portes aux idées suicidaires; sinon, le pire nous attend au détour, et ce, quand on ne s’y attends pas. Dans mon cas, ce lien est survenu, alors qu’une personne chère, m’a salué amicalement et tristement. Je réserve le prochain paragraphe, en souvenir d’un rêve de mon grand frère Serge, qui sûrement m’avertissait que ce geste malheureux, ne servirait pas du tout, à quitter mes souffrances; mais à en ajouter des nouvelles. Je n’ai compris que bien trop tard, cet avertissement par un rêve, que voici : QUAND JE SERAI GRANDE, JE FERAI COMME TOI Vers l’automne 1992, je visionne dans un autre rêve, mon frère décédé par le suicide, en janvier 1971. Une scène étrange et éprouvante se déroule sous mes yeux : Serge, tout penaud, face à face avec son cadavre meurtri, gisant dans une énorme mare de sang. Comme une nette impression de faire un voyage aller-retour, non seulement dans le passé de Serge, mais aussi dans sa réalité invisible. Il m’invite à regarder ce diaporama d’autrefois, survenu dans sa chambre de notre maison familiale. Je vois très bien l’arme à feu, à côté de son corps sans vie. Je constate, sans l’ombre d’un doute, que sa bévue a irrévocablement tourné en eau de boudin. Serge semble désemparé, impuissant et isolé depuis la nuit des temps, dans sa terrifiante solitude. Ce rêve spécial me met en déroute et pique ma curiosité et m’incite à demander de l’aide. J'ai tant essayé de chercher de l'aide ! J'assume l'entière responsabilité de ce geste de désespérance. Ce n'est ni un geste courageux, ni un geste de lâcheté. C'est la seule et unique façon que je voyais, pour mettre un terme final aux douleurs physiques et morales ajoutées. Croyez-le ou non, mais dès mon réveil du semi coma, je ne me suis jamais sentie coupable ou ressentie du remords; mais seulement un grand repentir et un goût très fort pour essayer de partager et réparer dès que je le pourrai, à ma façon personnelle. ET SI PAR HASARD….. Dans un semi coma aux soins intensifs de l’hôpital, j’entrevois à mon chevet les membres de ma famille réunis pour un dernier au revoir. J’aperçois avec des yeux nouveaux tous les visages de l’Amour J’entends, à deux reprises une douce et apaisante voix intuitive intérieure, située dans la région de mon cœur : « Merci mon Dieu, tu me laisses une deuxième chance ». Par contre, je ne peux exprimer aux miens que je reste vraiment avec eux. Je ressens alors une peine d’une intensité si profonde que je ne peux décrire. Depuis ce jour-là, je redis sincèrement chaque matin, un véritable OUI à la vie, et ce, peu importe le degré de douleur physique, morale ou spirituelle qui fait partie de la condition humaine. L’HOMME EST À SON MEILLEUR, QUAND TOUTES LES CHOSES SONT AU PIRE J’ai toujours assumé et j’assumerai jusqu’au bout, la responsabilité de ce malheureux geste de désespérance, de ce grand cri de souffrance et d’ignorance. La seule différence, d’hier à aujourd’hui, c’est que je rejette une partie du lourd fardeau qui ne m’appartenait pas entièrement et tout à fait complètement. Ma petite croix personnelle me suffit amplement. L’assistance de professionnels hautement qualifiés me serait nécessaire pour décrire correctement ces instants privilégiés racontés dans une optique nouvelle. Peu importe les termes utilisés pour partager mes expériences personnelles, je grille d’envie depuis si longtemps de transmettre mon message, avec le plus de justesse et d’exactitude. Au-delà des différences de croyances, de culture ou de religions, tous les chemins mènent à son cœur d’enfant. BRISER LA CHAÎNE DU SUICIDE Ce n’est que le 8 août 1997, que j’ai eu l’étonnante surprise de ma vie. Sur une simple radiographie suivie d’un scanneur osseux, on découvre enfin que ma hanche gauche est égrenée et l’os principal tout pourri. Je suis opérée d’urgence le 22 août 1997 pour recevoir une hanche bionique. Deux diagnostics sont suggérés, mais aucun ne fut établi; sauf à Québec en l’an 2000 : nécrose avasculaire de la hanche gauche. Ma consolation : Plus jamais je n’adhèrerai à la théorie de la folie ! C’est sur ces mots que je termine la première partie decce mini roman réalité, pour faire avancer la grande cause sociale de la prévention du suicide au Québec. Ce n’est pas évident de raconter ces faits délicats du passé; mais peu peuvent le faire. C’est pourquoi je me suis dit : Tant qu’à n’avoir pas de travail depuis longtemps, ni même de bénévolat; pourquoi ne pas mettre la main à la pâte, dans un grand dossier d’intérêt public. A mon avis, la prévention du suicide ou l’expression du désespoir devrait être une priorité nationale. Patricia Turcotte © Le 30 mai 2008Chiffon | 2008-05-25 12:12:26
Jeudi 22 mai 2008
POUR DES CHANGEMENTS BÉNÉFIQUES POUR LES QUÉBÉCOIS
POUR DES CHANGEMENTS BÉNÉFIQUES POUR LES QUÉBÉCOIS Les débats au sujet de la santé de tous les citoyens y compris surtout des aînés, du système de justice qui devrait être révisé en profondeur, et de l’éducation des étudiants, deviennent des importants sujets sociaux d’intérêts publics et politiques au Québec. Personnellement, je me sens impliquée en tant que citoyenne; il me semble faire encore partie de la parade; même si parfois, je me demande si parade il y a encore ? Le système de l’éducation est en révision actuellement pour une réforme. Nous serons étonnés d’entendre ce que nos jeunes nous diront, pour apporter un bon son de cloche sur le sujet qui les concernent plus particulièrement. Nos étudiants d’aujourd’hui représentent l’avenir de demain ! Donnons à ces étudiants la possibilité de se sentir soutenus par le Gouvernement, la Société, les professeurs, les parents et tout le peuple. En les écoutant davantage avec intérêt, nos étudiants qui seront nos professionnels de demain, nous partagerons des choses intéressantes, la plupart du temps. C’est semblable dans le système de santé public au Québec. Il n’y a pas que les délais d’attentes aux urgences des hôpitaux, il y a aussi l’intérêt à écouter nos aînés, lorsqu’ils se sentent mis au rancart dans des hôpitaux. Bien souvent, nos aînés pourraient continuer une vie simple, heureuse et agréable dans leur maison, s’ils obtenaient davantage le soutien des du Gouvernement, des aidant naturels ajouté aux services à la maison, par l’entremise des CLSC et des organismes communautaires. Pour les aînés, ce n’est pas évident de payer sans arrêt, chacun des services ajoutés à la maison; qui les obligent hélas, à quitter leur foyer pour des centres d’hébergements privés ou publics; faute de ressources financières. Ce serait tellement plus humain et plus prioritaire, de redonner une réelle transparence, une meilleure souplesse et un accès plus simple à notre système de santé, de justice et d’éducation, qui devrait s’inscrire en priorité aux rendez-vous des élus au pouvoir; lorsque viendra temps de les réviser en profondeur. Personnellement, je trouve abusif pour nos aînés, les nouvelles constructions des prisons dorées, appelés des Manoirs, des Auberges, et à prix faramineux, mensuellement. Ces aînés devraient être mieux logés dans la construction de loyers à faibles revenus, à des prix plus adéquats en rapport avec leurs revenus. Actuellement, on les épuise au niveau financier. Ainsi, ils n’ont plus de sous, pour agrémenter leur quotidien, de nouveaux loisirs et de sorties. Ainsi, ils pourraient continuer à être légèrement productifs dans la société; la bibliothèque du coin, participer aux réunions d’organismes communautaires, participer à des chorales, les aider à raconter verbalement ou par écrit, leurs mémoires. Quant arriverait l’heure du sommeil, ils n’auraient à peu près plus besoin de somnifères pour dormir, tellement ils seraient fatigués de leurs intéressantes et agréables journées ! Ainsi, nos aînés se sentiraient mieux écoutés. Ils verraient que leurs nombreux talents peuvent encore contribuer à enrichir la société. Hélas, on les incitent aux passe-temps monotones et dépassés : jouer aux Bingo et visiter un Casino une fois par mois. Énormément de nos aînés vivent trop dans la solitude, et pensent souvent au idées de découragement, de désespoir; quant ce n’est pas aux idées suicidaires, qu’on fait semblant de ne pas entendre. J’ai pu le constater de mes propres yeux, ayant reçu leurs confidences, au moment où j’ai travaillé pendant 5 ans, auprès des gens âgés; autonomes et semi autonomes. Dans le Journal, Le Soleil, distribué à l’Université Laval et intitulé : Au fil des évènements, je lisais avec intérêt même s’il y a quelques années déjà, les propos cités par la Canadienne, Madame Louise Arbour, Commissaire aux Nations Unis et aux droits de l’homme, à l’époque. Celle-ci dénonçait avec conviction, les inégalités flagrantes faites aux personnes et aux groupes les plus démunis et marginaux de la société : les femmes et les hommes de familles mono parentales, les gens plus jeunes et pas encore âgés, comme les personnes de 40 à 60 ans. les personnes vivant avec des handicaps ou limitations de toutes catégories, les autochtones etc. Madame Arbour proposait comme solution, de passer simplement : de la charité chrétienne à la véritable justice. Le temps est réellement propice pour améliorer la qualité des relatons humaines, dans tous les trois paliers gouvernementaux du Québec : municipal, provincial et fédéral. Une solution concrète pour y parvenir, serait que les Responsables au Gouvernement place en première ligne: les citoyens au cœur de tous les débats, décisions et lois qui les concernent tous, en réalité. Après tout, on va bien les chercher gratuitement, lorsque vient le temps des nouvelles élections ! Peut-être alors, y aurait-il réellement un cœur plus humain, plus juste, plus heureux et plus solidaire qui battrait dans le poitrine de chaque Québécois, comme au centre de tous les organismes et de toutes les institutions démocratiques du Québec; sans oublier dans le cœur du Premier Ministre, de ses collaborateurs, même de l’opposition et au centre de l’état. Patricia Turcotte © Le 21 mai 2008Chiffon | 2008-05-22 00:47:55
Mardi 20 mai 2008
SOLIDARITÉ POUR LES VICTIMES D'ERREURS MÉDICALES
ERREURS MÉDICALES Créer des structures simples, humaines, solides, peu coûteuses et accessibles pour tous. Les citoyens victimes d’erreurs médicales sont bien petits, seuls, silencieux et non dérangeants; surtout quant la majorité de ces victimes, sont retournés dans la réalité invisible ou l’au-delà, avec leurs secrets médicaux. Ceux et celles qui regardent avec les yeux du cœur, vivre ces êtres proches, voient facilement que d’assurer leurs simples survies quotidiennes et celles de leurs familles, devient un combat de chaque instant. Alors que ces braves personnes poursuivent paisiblement leurs routes, comme si rien ne s’était produit; des gens de leur environnement immédiat chuchotent: Quel courage hors du commun, vous habite donc ? Ce n’est pas donné à tous, de braver la grosse et puissante machine administrative, mise en place pour assurer la protection des bénéficiaires des services de santé et des citoyens; ne serait-ce que pour alerter les autorités de l’hôpital ou du centre d’hébergement, les comités de patients, les protecteurs des citoyens, les institutions corporatives et les ministères concernés. Tout comme ce n’est pas donné à tous d’entreprendre de leurs vivants, des procédures judiciaires administratives complexes, épuisantes et coûteuses, autant financièrement que moralement. Déjà affaiblis par la maladie et/ou le deuil ajouté, en plus d’être hypothéqués financièrement, qui osera s’y aventurer ? Pourquoi ne pas mettre sur pied, une association d’aide ? Ce grand dossier de société devrait être prioritaire pour le Gouvernement, afin d’assurer un meilleur soutien aux personnes et aux familles, victimes d’erreurs médicales. Possiblement que ce dossier repose à l’état embryonnaire au Gouvernement; malgré tout, je garde un brin d’espoir et de confiance, que le Ministre de la santé et des services sociaux, Monsieur Philippe Couillard, sera ouvert à créer le plus tôt possible, un important dossier à ce sujet : soit un fonds de secours pour soutenir les victimes d’erreurs médicales; conjointement, l’abolition de la responsabilité financière des professionnels, avec un regard des compagnies d’assurances, évidemment. Voilà quelques idées personnelles, aussi à l’état embryonnaire, soulevées bien candidement par une citoyenne sensible à cette cause sociale. Le plus important serait de voir germer de nouvelles idées ajoutées, et ensuite, de conduire ce dossier, à bon port; c’est-à-dire, jusque dans le cœur et l’intelligence de professionnels ou de citoyens engagés ou retraités; mais possédant les aptitudes, habiletés et connaissances requises; et qui seraient habillés moralement, d’une grande passion d’aider, d’abord et avant tout, les victimes d’erreurs médicales et leurs proches aussi touchés, dans bien des cas. Il serait aussi primordial que les victimes d’erreurs médicales et leurs proches se soutiennent solidairement, en obtenant l’appui humanitaire des professionnels concernés et sensibilisés; et dans certaines situations, la contribution de médias professionnels. Il ne faut pas oublier que de ressasser ses anciens dossiers médicaux, demande énormément de courage, d’audace, de curiosité et de détachement émotif. Très souvent, ces documents médicaux et légaux deviennent les seuls témoins d’une grande partie de la vérité, lorsque survient un accident bizarre, une maladie imprévue ou un décès inattendu. Patricia Turcotte © Le 20 mai 2008Chiffon | 2008-05-20 01:59:42
Dimanche 18 mai 2008
LES ILLUSIONS TROMPEUSES DU CERVEAU HUMAIN
LES ILLUSIONS TROMPEUSES DE NOTRE CERVEAU HUMAIN, DONT 10% SONT VRAIMENT: FOU BRACK Il y a des jours où la vie semble monotone, routinière; un peu comme si on vivait le Jour de la marmotte, comme dans le film sur le sujet. C’est seulement une illusion dans notre cerveau, où un 10% de ce cerveau humain, ne sert qu’à saboter des projets, à faire du mal alors que l’on veut faire du bien. Dans les grandes religions, ce 10% de notre cerveau se nomme : le diable. D’autres religions moins constipées appellent ce 10% du cerveau, : le pas gentil, le méchant garnement, le vieux fou etc. Quelle chance j’ai eu un jour, d’entendre un religieux de haute renommée, me proposer de donner des informations aux jeunes qui auraient très peur du diable; en leur mentionnant que le diable n’existe pas du tout. Je déteste le terme diable et toutes la suite des termes religieux; surtout que je tiens à demeurer neutre dans mes textes, surtout dans les domaines de la religion et de la politique. Je prends le risque de choisir le mot qui me plaît le plus; je ne l’ai même pas inventé là; il provient d’un grand Sage qui donnait des thérapies sérieuses et des conférences, sur le mode de vie en 12 étapes, et ce, dans la région de la Beauce, de l’Amiante et parfois de Québec. Je révèle seulement son prénom surnom, d’accord; même si plusieurs vont le reconnaître; Zario. Ce grand bonhomme professionnel et si humain, nous renseignait souvent sur ce pire ennemi en nous, situé dans notre cerveau: ce fameux 10%. Dans la science médicale, ce 10% se nomme comment... ? Je l’ignore. Une chose est évidente : si une personne tombe dans le panneau de son 10% du cerveau, pour se taper une folie publique, genre nuisible aux autres et à lui-même; il se dirige tout droit vers des culs de sacs, où son 10% sera ravi de lui avoir joué un vilain tour, à son insu bien souvent. On le conduira malgré lui : à la prison, à l’hôpital, en centre de crise ou à sa résidence privée si le coup n'est pas trop pire. Selon mon opinion personnelle, n’ayant aucune connaissance ni diplôme en science, en politique, en religion, dans la loi ou le droit et en santé; je prétends tout de même jusqu'à avis contraire, que ce 10% dans le domaine scientifique, pourrait signifier : un avis de cancer incurable sans porte de sortie autre que la mort, un diagnostic en santé mentale avec toutes les étiquettes dégradantes que l'on connaît, une fiche dans le rapport de police: un feu rouge sans arrêt, une vitesse trop dangereuse; mais aussi, un méchant verdict lourd de conséquence si tu ne prends pas immédiatement, un avocat très neutre: tu n’es qu’un idiot à enfermer une nuit en prison ou à l'hôpital, un grand malade mental, un être dangereux à placer sous contrôle, un méchant bandit, voleur, menteur, violeur, tueur, drogué, un çi et un ça et patati et patata. Quand j’ignore une chose aussi importante que celle-ci, un bon lecteur avisé va sûrement trouver une solution à ce questionnement sans réponse, d’accord ! Donc, quand vous lirez un article où j’utilise ce terme de 10%, vous saurez alors que je parle d’une minime partie de notre cerveau, dont les noms que vous voudrez bien indiqués, sont : le saboteur, le menteur, le voleur, le méchant, le trompeur, le mauvais génie, le destructeur. Ajouter tous les noms qui vous plairont, d’accord ! Chacun a droit à son choix de mots en ce domaine si important de notre vie. À mon avis, j'ajoute mon grain de sel à ce 10% auquel j'adhère pour aujourd'hui seulement: Pendant que le Créateur se reposait le 7ième jour de son œuvre, je crois que son Créateur en a profité pour lui jouer un vilain tour: en ajoutant ce 10% fou brack, dans le cerveau de ses enfants créés à son image. P.S. J’utiliserai à l’avenir, les termes au masculin qui signifieront bien sûr, le féminin. Merci de votre compréhension à ce sujet. Patricia Turcotte © Le 18 mai 2008Chiffon | 2008-05-18 15:09:30
Samedi 17 mai 2008
LA RÉALITÉ AU QUOTIDIEN
LA RÉALITÉ AU QUOTIDIEN Très souvent, je commence à écrire un billet; hélas il devient par sa longueur, un article quant ce n’est pas, une chronique. Selon moi, ce phénomène en apparence banal, est un processus normal et humain, pour une personne qui ne possède aucune expérience dans le monde de l’écriture, aucune étude ni formation professionnelle. La pratique est déjà inscrite à mon agenda pour l’été : raccourcir et approfondir mes textes, jusqu'à ce qu’ils deviennent des billets, si mon intention première devait être de composer un billet, bien entendu ! Dans mes textes, j’utilise naturellement des termes simples, populaires et accessibles à tous; autant aux adolescents, qu’aux adultes et aux professionnels. Si on le désire ardemment, on arrive quand même à la réalisation de nos buts et nos rêves; même avec des cours et une formation de base; pour un travail, loisir ou bénévolat désiré. La preuve étant le cours d’écriture créative par correspondance, suivi en 2002. En autant qu’on veille aux grains, sans relâche; tout comme les personnes qui choisissent des longues études. On rencontre tous, un jour ou l’autre, nos limites, nos faiblesses, nos pauvretés ainsi que bien des inconvénients, lorsqu’il s’agit de se rendre à un but visé. Par contre, chaque être humain côtoie aussi ses forces intérieures, ses talents enfouis dans son être, ses richesses individuelles insoupçonnées; ainsi que la possibilité de partir à la conquête de ses rêves secrets, ses désirs les plus fous et les projets choisis, et ce, autant dans le monde des études et du travail, que dans sa vie quotidienne. En ce qui concerne ce texte, il vient tout juste d'être inscrit comme un billet, pour le site de Cent Papiers; trop tard, mon article s'était envolé avant que je ne puisse le rattraper. Patricia Turcotte © Le 17 mai 2008Chiffon | 2008-05-17 19:13:06